La FTQ réagit à la hausse du salaire minimum à 13,50 $ l’heure pour le 1er mai prochain

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo: Eric Demers

Montréal, le 18 décembre 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) demande au gouvernement Legault et au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, de réagir rapidement et de s’engager fermement à lutter contre la pauvreté en augmentant sans tarder le salaire minimum à un minimum de 15$ l’heure. « Qui peut espérer vivre dignement avec un salaire de 13,50$ l’heure comme vient de l’annoncer le gouvernement ? C’est un non-sens, avec un tel salaire, il est impossible de payer son loyer, son électricité ou son épicerie et de procurer un minimum de biens essentiels à ses enfants », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«Avec un salaire de 13,50$ l’heure, je mets au défi les élus de la CAQ de tenter de nourrir leur famille avec un tel revenu. Dans son communiqué, le gouvernement se vante même de venir en aide à 287 000 Québécois, dont la majorité sont des femmes. Comment prétendre venir en aide aux personnes plus démunies en leur offrant une hausse de salaire d’à peine 40 cents de l’heure », ajoute le président de la FTQ.

« Quant aux associations patronales qui s’offusquent à chaque fois qu’un semblant d’aide est accordé aux plus pauvres, je ne crois pas qu’elles soient les mieux placées pour évaluer la misère vécue par les travailleuses et travailleurs qui ne reçoivent que le salaire minimum. Il n’y a aucune fierté dans le fait qu’au Québec nous laissons des centaines de milliers de familles vivre dans la pauvreté », conclut Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.