La FTQ et la FTQ-Construction annoncent la tenue d’une enquête

Prenant acte de la motion déposée à l’Assemblée nationale, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et la FTQ-Construction, annoncent la tenue d’une enquête indépendante. Si les modalités et le mandat restent à être précisés, la FTQ et la FTQ-Construction sont déterminées à aller au fond des choses et à faire la lumière sur les récentes révélations qui ont conduit à la démission du président de la FTQ-Construction la semaine dernière.

La FTQ et la FTQ-Construction vont mandater une firme indépendante pour réaliser le processus d’enquête. Une réunion extraordinaire du Bureau de direction de la FTQ regroupant l’ensemble de ses syndicats affiliés s’est également tenue hier soir et la FTQ travaille à renforcir les mesures pour assurer des milieux de travail exempts de harcèlement, faire tomber les barrières systémiques à la dénonciation et mieux accompagner les personnes victimes de harcèlement et violences au travail.

Hier, les élus des 17 affiliés de la FTQ-Construction ont adopté un plan d’action visant à resserrer les critères d’éligibilité des dirigeants et à contrer toute forme de harcèlement sexuel ou psychologique au sein de l’organisation.

« Les évènements révélés sont inacceptables et choquants. Je n’ai pas toutes les solutions et on s’entend que les violences et le harcèlement ce n’est pas quelque chose qui se règle facilement. C’est un problème complexe auquel on ne peut donner une réponse unidimensionnelle.  Les travailleuses et travailleurs doivent pouvoir œuvrer sur leurs lieux de travail en toute sécurité sans crainte de subir du harcèlement ou des agressions. Donc pour nous ça ne s’arrête pas là. On va avoir un regard attentif pour comprendre ce qui s’est passé et on va tout mettre en œuvre pour que ça ne se reproduise pas », ajoute Daniel Boyer.

 

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.