La FTQ en commission parlementaire sur le projet de loi no 68 - Un outil supplémentaire pour s’attaquer aux régimes de retraite à prestations déterminées

Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ

Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ / Photo: Eric Demers

Montréal, le 3 novembre 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) rejette le projet de loi no 68 sur les régimes de retraite à prestations cibles. Déjà que nos régimes de retraite ne sont pas suffisants pour assurer une sécurité financière à la retraite, alors à quel lobby se soumet le gouvernement, par ce projet de loi, pour risquer d’appauvrir encore une fois les travailleurs et travailleuses du Québec.

«Les travailleurs et travailleuses ont besoin d’avoir un revenu prévisible, ils ont le droit de vivre dans la dignité avec une sécurité financière. Avec un régime à prestations cibles, les retraités sont exposés aux hasards de la bourse et de ses spéculateurs, les travailleuses et travailleurs risquent leur revenu de retraite à chaque éternuement des marchés financiers», déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

«Depuis 2014, les gouvernements ont joué aux apprentis sorciers avec les retraites des travailleurs et travailleuses. Tout cela pour accommoder les employeurs avec toutes sortes de réformes qui ont eu comme résultat de précariser la situation financière des retraités et de les appauvrir. Nous ne voulons plus que les législateurs aillent au gré des lobbys s’amuser à précariser les retraites de celles et de ceux qui bâtissent le Québec», ajoute le secrétaire général.

Après avoir vécu avec les lois 15 et 13, les régimes de retraite des secteurs municipal et universitaire doivent maintenant essuyer une autre gifle, une autre attaque contre les régimes à prestations déterminées qui ont déjà dû se restructurer et qui ont perdu des droits importants.

Aussi, le projet de loi serait une belle occasion pour bonifier et élargir le Programme de Retraite Québec pour mieux protéger les travailleurs et travailleuses ainsi que les retraités en cas de faillite.

«Pour la FTQ, les régimes à prestations déterminées ou les régimes de retraite par financement salarial (RRFS) restent les outils les plus appropriés pour garantir une retraite décente aux travailleurs et travailleuses. Le gouvernement fait fausse route en voulant réinventer des outils qui existent déjà et qui fonctionnent bien. Québec devrait plutôt concentrer ses efforts à améliorer ces régimes. Avec ce projet de loi, le gouvernement donne au patronat un outil de plus pour éliminer les régimes à prestations déterminées, c’est désolant», conclut le secrétaire général, Denis Bolduc.

Consulter le mémoire de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.