Il faut sauver l’industrie de l’hôtellerie et ses emplois

Photo: Eric Demers

Montréal, le 10 novembre 2020. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés dans l’industrie de l’hôtellerie réclament une aide d’urgence pour les travailleuses et travailleurs de cette industrie ainsi qu’un plan de soutien à long terme : aide directe aux travailleuses et travailleurs, programmes de formation et de perfectionnement, mesures pour sécuriser le lien d’emploi ne sont que quelques-unes des actions qui doivent être prises.

«Le secteur touristique – restauration et hébergement, dont l’hôtellerie – est pratiquement paralysé et il faudra bien du temps pour le remettre sur pied, de 18 à 24 mois selon les experts. Il faut donc agir dès maintenant et planifier la reprise. Il ne faut surtout pas laisser sur le carreau le personnel de ce secteur économique dont une forte majorité est des femmes et provient bien trop souvent de l’immigration», déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

«C’est un appel à l’aide que nous lançons. Au Québec, l’hôtellerie représente 42 000 emplois. Depuis maintenant huit mois, des milliers de travailleuses et travailleurs ont perdu leur emploi en raison d’un taux d’occupation famélique et ne savent plus ce que l’avenir leur réserve. Ils et elles ont pratiquement tout perdu : détérioration de leurs finances personnelles, carrière brisée, retraite menacée. Les principaux intervenants, représentants de l’industrie et des travailleurs, doivent faire partie des discussions avec les gouvernements, mais le temps presse, il faut agir maintenant», conclut le secrétaire général.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.