Étude du projet de loi n°59 sur la réforme du régime de santé et de sécurité du travail

La FTQ réclame une meilleure protection pour les travailleurs et travailleuses

Montréal, le 17 août 2021. – Alors que reprend l’étude du projet de loi n°59 sur la réforme du régime de santé et de sécurité du travail, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’inquiète du contenu de certains articles.

« La FTQ lance un appel au gouvernement pour qu’il modifie son projet de loi afin de mieux protéger les travailleuses et travailleurs. Par exemple, Québec doit simplifier le processus de reconnaissance des maladies professionnelles de façon à donner accès à une réadaptation convenable à leur condition. Il faut également faire en sorte de conserver le mandat des comités de santé et de sécurité et du rôle du représentant en prévention », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

Aussi les personnes souffrant d’une surdité professionnelle seront littéralement exclues du régime d’indemnisation si elles n’ont pas une atteinte identique aux deux oreilles. « C’est comme si on refusait d’indemniser un travailleur malade d’un cancer du poumon parce qu’un seul poumon est affecté. Encore une fois, ce sont les victimes de lésions professionnelles qui devront se battre des mois et des années pour tenter d’obtenir réparation de leur lésion », ajoute le président de la FTQ.

Pour la FTQ, ce qui est sur la table viole l’esprit de la Loi sur la santé et la sécurité du travail adopté en 1979 qui voulait que les travailleurs et travailleuses reviennent à la maison sur leurs deux jambes et en santé. « Ça fait 40 ans que l’on attend que tous et toutes aient accès à des mécanismes de prévention. Présentement le projet de loi ne propose pas d’élargir les mécanismes de prévention à tous, mais plutôt de les amoindrir. Nous demandons au ministre de corriger le tir. Il faut s’assurer que tous les établissements du Québec aient un comité de santé et de sécurité, ainsi qu’un représentant qui à la latitude nécessaire pour soulever et régler les problématiques vécut par les travailleurs et les travailleuses » déclare Daniel Boyer.

« Les travailleurs et les travailleuses du Québec demandent que leur voix soit entendue. En 2021, alors que des secteurs comme la santé et l’éducation cumulent des taux d’absentéisme effarants, il est plus que temps que des mécanismes de prévention efficace soient présents dans tous les établissements, afin que toutes les parties travaillent ensemble pour trouver des solutions et protéger notre monde », conclut Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.