Budget Leitão : les attentes de la FTQ - Pour un Québec innovant, solidaire et inclusif

Daniel Boyer, président de la FTQ

Daniel Boyer, président de la FTQ. Photo: Eric Demers

Montréal, le 25 mars 2018. – Au moment où le gouvernement se prépare à déposer son prochain budget, la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) rappelle que ses principales attentes sont des réinvestissements massifs dans les services publics et la mise en œuvre d’une stratégie industrielle innovante.

La mise à jour économique d’octobre dernier a révélé que le Québec dispose d’un important surplus de 2,2 G$, et ce, même après un versement de 2,4 G$ au Fonds des générations. Le gouvernement s’est alors empressé d’annoncer quelques allégements fiscaux et de timides réinvestissements, sans commune mesure toutefois avec les compressions budgétaires passées. «Cette approche électoraliste ne permet absolument pas de remédier aux coupes structurelles opérées dans les grands réseaux et les services publics. Une telle gestion à courte vue est un échec. Il faut que cela cesse ! La FTQ demande donc au gouvernement libéral de mettre fin au versement de ses surplus dans le Fonds des générations et de réinvestir massivement dans les services publics, notamment dans la santé, l’éducation, les programmes sociaux et les centres de la petite enfance», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Les changements climatiques et la numérisation de l’économie transformeront profondément les emplois, le marché du travail et le tissu industriel du Québec. Le gouvernement doit faire preuve de leadership et se doter d’une politique industrielle innovante, durable et créatrice d’emplois de qualité tout en déployant des mesures transitoires de soutien du revenu, de requalification et de reclassement pour les travailleurs et travailleuses qui risquent d’être touchés par la transition énergétique et numérique. «Le gouvernement doit également investir dans les infrastructures vertes et le transport en commun. Nous attendons de Québec qu’il lance un grand chantier d’électrification des transports et de développement des transports en commun comme un lien rapide Québec-Montréal ou encore le prolongement du métro de Montréal», ajoute Daniel Boyer.

Par ailleurs, pour la FTQ, il est urgent de renforcer et d’augmenter le financement des mesures de francisation destinées aux personnes immigrantes dans le but de rendre obligatoire la francisation lors de leur installation au Québec. « La non-maîtrise du français peut mener à l’exclusion sociale des personnes immigrantes, c’est inacceptable, il faut agir », de poursuivre le président de la FTQ.

Finalement, la FTQ attend des mesures concrètes de lutte contre l’évasion fiscale.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.