Air Canada et le français; encore du mépris

Montréal, le 4 novembre 2021. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) n’en revient tout simplement pas du mépris affiché par le PDG d’Air Canada, Michael Rousseau, à l’endroit de la langue française et de son usage au pays et au Québec. En plus, il ose se vanter de résider à Montréal depuis 14 ans sans avoir jugé utile d’apprendre le français, c’est une honte! La suffisance de cet individu doit être dénoncée. Les excuses de ce matin arrivent trop tard et ne nous convainquent pas.

« J’aimerais rappeler à ce monsieur que, dans les milliers de femmes et d’hommes qui font carrière chez Air Canada, une bonne partie est francophone. Que des dizaines de milliers d’autres francophones sont aussi des passagers et clients du transporteur ! Comment un individu de ce genre, qui occupe un des postes les plus prestigieux au pays, peut ainsi s’essuyer les pieds sur toute une population qui le fait vivre, paie son salaire et ses bonus ? Cette condescendance est inacceptable. Monsieur Rousseau n’est plus la bonne personne pour occuper ce poste et, si le conseil d’administration d’Air Canada a un peu d’honneur, il doit virer cet individu », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« Ce n’est pas une nouvelle, Air Canada est délinquante depuis des années en accumulant des centaines de plaintes et des critiques pour le non-respect de la Loi sur les langues officielles et elle continue de faire comme si de rien n’était. On le constate, l’exemple vient d’en haut. Cette attitude est une autre preuve que le français est en péril et justifie plus que jamais un resserrement des lois visant à protéger la langue française », ajoute le secrétaire général.

« D’ailleurs, devant le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes, en avril dernier, la FTQ a pourtant réclamé que les entreprises privées de compétence fédérale soient assujetties aux dispositions de la Charte de la langue française du Québec. Plus que jamais, cette disposition est d’actualité », conclut le secrétaire général, Denis Bolduc.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.