Métier: président de la FTQ

Métier: président de la FTQ

Photo: Casadel

Ancien préposé aux bénéficiaires dans un CHSLD et membre de la FTQ depuis 1978, Daniel Boyer a commencé à militer syndicalement en 1982 lorsque le gouvernement a décrété les conventions collectives dans le secteur public. «Ce geste sans précédent du Parti québécois a allumé une flamme contestataire en moi et c’est à partir de ce moment que j’ai commencé à m’impliquer plus sérieusement.»

Président de son syndicat local, il est ensuite devenu conseiller syndical au Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-298), syndicat qu’il a par la suite dirigé avant d’être élu secrétaire général de la FTQ au Congrès de 2010 et président en 2013.

«Ça peut paraître cliché, mais bien que ce soit un travail de fou, les autres nous redonnent tellement! Quand je rencontre les membres sur les piquets de grève, dans des rassemblements, des manifestations ou dans les instances, je sais pourquoi je fais ça! Les gens sont mobilisés pour une cause: l’amélioration de leurs conditions de travail ou l’amélioration de la société québécoise. Ces rencontres avec les membres, c’est mon gaz à moi!», explique Daniel Boyer.

Pas deux journées pareilles

Si, sur papier, le travail consiste à présider les instances (le Congrès, le Conseil général et le Bureau) et à voir à la destinée de la centrale, dans les faits, c’est beaucoup plus que ça. Le président assume aussi un rôle de porte-parole, autant auprès des médias que dans l’action politique et la représentation tout comme dans le fonctionnement interne de la centrale; auprès de ses syndicats affiliés, de ses différents comités, réseaux et conseils régionaux.

«Une journée typique au bureau ça n’existe pas. Elles sont dictées par l’actualité politique et syndicale: à Québec, à Ottawa, sur la scène municipale et chez nos syndicats affiliés.»

Un chapeau important

Le président de la FTQ assure aussi la fonction de premier vice-président du Fonds de solidarité de la FTQ. «La FTQ a créé, il y a bientôt 35 ans, un outil extraordinaire qui appartient aujourd’hui à ses 615 000 actionnaires. Afin de garantir que ce fonds conserve ses racines et ses valeurs syndicales, on doit s’en occuper. C’est une partie importante du travail des dirigeants de la centrale», explique l e confrère Boyer.

Le porte-parole de la plus grande centrale syndicale au Québec adore visiblement son travail et est confiant pour l’avenir. «La relève est bien présente pour poursuivre le travail amorcé il y a 60 ans, nous bousculer, nous amener encore plus loin et continuer le rôle important que nous jouons comme acteur de la société.»

Texte paru dans Le Monde ouvrier, no 122, page 5.