Métier : horticultrice

Chronique métier - Horticultrice

Photo: Eric Demers

«Le plus beau métier du monde!»

Louise Moffatt travaille au Jardin botanique de Montréal depuis 25 ans. Le Monde ouvrier l’a rencontrée au Jardin de Chine qui présente actuellement, et jusqu’à la fin octobre, ses traditionnelles lanternes, un événement automnal inspiré de la tradition millénaire chinoise.

Des artisans de la région de Shanghai fabriquent chaque lanterne à la main, suivant les dessins techniques conçus à Montréal. Il faut plus d’un mois pour mettre en place ce décor magique qui utilise une technologie verte pour l’éclairage des lanternes.

Ils sont quatre jardiniers dans l’équipe de Louise à bichonner à longueur d’année ce bucolique jardin thématique qui compte plus de 2,5 hectares. C’est à l’adolescence, en participant à des jardinets d’écoliers, que Louise a découvert le Jardin botanique. Après avoir étudié en biologie et en agronomie, elle s’est lancée dans cette grande aventure en débutant comme jardinière à la Ville de Montréal en 1993. Depuis 2000, elle y exerce le métier d’horticultrice spécialisée.

Le jardin est jumelé à la ville de Shanghai que Louise a visitée à deux reprises au cours de sa carrière. Elle en a évidemment profité pour visiter plusieurs jardins.

«On procède en table ronde aux révisions de collections pour donner les grandes orientations du jardin. On discute, on émet nos idées avec l’équipe avant de mettre nos plans sur papier et de planifier le travail pour les prochains mois.»

«C’est un métier très exigeant physiquement, mais c’est surtout un métier exceptionnel dans toute sa grandeur parce qu’on a la chance de vivre les quatre saisons. On profite de chaque moment!»

Photos: Eric Demers

 

Un travail très physique

«Le Jardin de Chine n’est pas accessible à la machinerie lourde. Plusieurs travaux sont exécutés à la main : transporter des seaux de terre ou de compost dans le haut des pentes pour amender le sol, soulever et déplacer des plantes en pot sur des chariots ne sont que quelques exemples de tâches plus physiques à effectuer L’hiver, on assure également le déneigement dans le jardin. Après une journée de travail ici, on ne va pas au gym!»

Un travail changeant au gré des saisons

Qui dit printemps, dit renouveau et cela prend tout son sens au Jardin de Chine. Le printemps est une période très fébrile au jardin. C’est la saison de la plantation, de la taille, des divisions. L’été est une période un peu plus calme ; on désherbe, on entretient. L’arrivée de l’automne est également un moment intense : on procède à la fermeture du jardin. Il faut tout rabattre et rentrer les plantes en serres. L’hiver, les horticulteurs du jardin préparent la prochaine saison : les recherches, les commandes de végétaux et les plans pour la prochaine saison. Quand la production d’annuelles arrive, ils donnent également un coup de main à leurs collègues des autres collections du Jardin botanique.

Merci à Martine Asselin, Lisa Djevahirdjian et André Grisé d’avoir rendu cette entrevue possible.