Métier: charpentier-menuisier

Métier: charpentier-menuisier

Photo: Eric Demers

Un métier aux mille facettes

Il a failli choisir la biochimie, mais l’aspect manuel et concret du domaine de la construction l’a finalement poussé dans cette voie. Dès l’âge de 12 ans, José Hamel s’est initié à son métier en travaillant avec son père à l’installation de portes et fenêtres.

Le Monde ouvrier l’a rencontré sur un chantier à Saint-Hyacinthe où une vingtaine de travailleurs œuvrent à la réalisation d’un bassin de réserve de plusieurs centaines de milliers de litres d’eau potable pour les périodes de haute demande.

Le chantier sur lequel s’activent, dans une ambiance très conviviale, charpentiers-menuisiers, ferrailleurs, manœuvres, cimentiers, grutiers et différents contremaitres, sera en opération jusqu’à l’automne. Un parc municipal pour agrémenter le quartier résidentiel sera ensuite construit sur le dessus du bassin. «On est vraiment choyés sur ce chantier, l’ambiance est super agréable entre les gars des différents corps de métier. Personne ne rentre au travail à reculons ici.»

José travaille sur un panneau de coffrage sur lequel il installe un joint de coulée contenant un joint d’étanchéité pour empêcher que l’eau extérieure rentre à l’intérieur du bassin.

La satisfaction du travail accompli

«Quand on termine notre journée, on a la satisfaction de voir le résultat du travail accompli, c’est très satisfaisant. J’aime aussi beaucoup le risque et je suis bien servi quand je travaille sur des gratte-ciel au centre-ville. En plus, la vue qu’on a de Montréal est imprenable!»


Métier: charpentier-menuisier

«Le métier comporte énormément de facettes. Dans le résidentiel, où j’ai œuvré pendant six ans, ça va de travaux de réparation et de rénovation, à la construction de maisons, des fondations, jusqu’à la toiture. Aujourd’hui, je travaille dans le commercial à la construction de structures de béton, à faire des murs, à poser des dalles, des poutres, que ce soit sur des petits chantiers ou des gratte-ciel au centre-ville.»

— José Hamel, charpentier-menuisier


Un travail physique qui se fait parfois dans des conditions extrêmes

Le travail de menuisier exige d’être en très grande forme physique et, pour cela, José s’entraine plusieurs heures par semaine. Il fait aussi de l’escalade et joue dans une équipe de soccer. «Ce n’est pas un métier facile. Les matériaux sont souvent lourds, alors si je veux exercer mon travail encore longtemps, je dois vraiment prendre soin de ma santé.»

La période estivale qui s’amorce est très appréciée dans le domaine. «L’hiver, c’est beaucoup plus difficile. Peu importe la température, qu’il fasse -40, qu’il neige, qu’il vente, qu’il grêle, qu’il pleuve, on n’a pas de congé.»

Autodidacte, José a aussi une passion pour les langues. Il parle couramment l’anglais et l’espagnol, mais se débrouille également en grecque et en italien, qu’il perfectionne actuellement dans ses temps libres. «C’est pratique sur les chantiers de parler plusieurs langues. J’ai eu des offres de travail en Amérique latine et c’est clair que de parler l’espagnol représente un atout.»

Merci aux représentants syndicaux du local 9 de la FTQ-Construction, Steve Noël et Alexandre Ricard, d’avoir rendu cette entrevue possible.

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