Journée internationale de l'alphabétisation

La pandémie que nous vivons a creusé le fossé des inégalités, qui sont davantage exacerbées par l’analphabétisme. L’impact économique de la pandémie a démontré la volatilité du marché du travail. Afin de bâtir la résilience des travailleurs et travailleuses face aux instabilités économiques, il est plus important que jamais de développer une stratégie nationale de lutte contre l’analphabétisme.

La FTQ est membre du Réseau de lutte à l’analphabétisme qui est composé de 20 organisations de la société civile de tous les horizons. Ce réseau s’est donné pour mission de sensibiliser la société québécoise à la question de l’analphabétisme, de ses causes et de ses conséquences, d’une part, et de mobiliser la société civile en vue de l’adoption, par le gouvernement du Québec, d’une stratégie nationale de lutte contre l’analphabétisme, d’autre part.

Sont exposés dans sa plateforme Pour une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme les éléments clés de la stratégie réclamée par le Réseau. Cette stratégie s’inscrit dans une perspective de justice sociale et de droit à l’éducation et à l’apprentissage tout au long de la vie. Les membres du Réseau proposent ainsi d’instaurer des mesures structurantes qui s’attaqueront aux causes et aux conséquences de l’analphabétisme au Québec.

Consulter le site web du Réseau de lutte à l’analphabétisme.


La stratégie nationale de lutte contre l’analphabétisme

Les causes de l’analphabétisme sont multiples. Il faut donc agir sur plusieurs fronts afin de lutter efficacement contre l’analphabétisme. En conséquence, une stratégie nationale doit:

  • tenir compte de la réalité des personnes peu ou pas alphabétisées et de leur famille;
  • s’appuyer sur une vision globale et cohérente du problème de l’analphabétisme, de ses causes et ses conséquences;
  • permettre la mise en œuvre de mesures structurantes.

Cette stratégie doit interpeller l’ensemble des acteurs gouvernementaux et de la société civile concernés par cette lutte. Elle doit également s’inscrire dans une perspective de justice sociale et de droit à l’éducation et à l’apprentissage tout au long de la vie.

L’adhésion à une vision commune des causes et des conséquences de l’analphabétisme permettra de développer un plan structuré et des partenariats. Ce plan doit générer des actions multisectorielles et multidimensionnelles soutenues et à long terme. Quant aux partenariats, ils doivent engager l’État et la société civile dans un processus commun basé sur la coopération et la concertation.

Les travaux de réflexion du Réseau ont permis d’identifier quatre différentes dimensions de la lutte contre l’analphabétismeL’.

L’appropriation de la lecture et de l’écriture

  • Favoriser l’acquisition des connaissances en lecture et en écriture ainsi que le maintien et le rehaussement des compétences en littératie de la petite enfance à l’âge adulte et dans toutes les dimensions de la vie :
    • agir en prévention de l’analphabétisme;
    • prendre en compte toute la gamme des besoins de formation, des objectifs d’apprentissage et des façons d’apprendre;
    • soutenir les organisations capables de fournir des environnements éducatifs propices à l’acquisition des connaissances en lecture et en écriture ainsi qu’au maintien et au rehaussement des compétences en littératie;
    • soutenir toutes les personnes engagées dans une démarche d’apprentissage.

Les conditions de vie

  • Améliorer les conditions de vie des personnes peu ou pas alphabétisées et de leur famille :
    • lutter contre la pauvreté;
    • mettre en place les conditions d’exercice de leurs droits;
    • favoriser leur participation citoyenne.

L’environnement écrit

  • Adapter les environnements écrits et technologiques à la réalité des personnes peu ou pas alphabétisées.

Le rapport à l’État et à la société civile

  • Prendre en compte les réalités des personnes peu ou pas alphabétisées :
    • Adapter les services, les programmes, les interventions, etc. mis de l’avant par l’État et la société civile;
    • S’assurer que les intervenantes et les intervenants de l’État et de la société civile aient accès à la formation et aux ressources leur permettant de tenir compte de la réalité des personnes peu ou pas alphabétisées.

Ensemble, exigeons une stratégie nationale!