La FTQ dépose son mémoire sur la modernisation des normes fédérales du travail

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a déposé son mémoire sur la modernisation des normes fédérales du travail à la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail du Canada. Dans cet exercice de réflexion, la FTQ répond à toute une série de questions sur la nécessité de réviser et de moderniser les normes fédérales du travail. La FTQ a fait valoir ses revendications lors d’une rencontre avec la ministre du Travail, Patricia A. Hajdu, le vendredi le 26 janvier à l’occasion d’une table ronde avec l’ensemble des organisations syndicales du Canada.

Pour la FTQ, il est temps d’agir, la consultation doit céder le pas à celui des décisions. Ainsi, des modifications importantes doivent être apportées au Code canadien du travail afin qu’il permette de défendre de manière universelle et efficace les droits de l’ensemble des travailleurs et travailleuses.

Par exemple, aucune exclusion à la loi n’est justifiable comme les dispositions qui écartent les travailleurs en raison de leur date d’embauche et de leur statut d’emploi et qui permettent aux employeurs de leur accorder un traitement inférieur aux conditions de travail prévues par le Code. Il fut un temps où le Code était un exemple à suivre pour les autres pays et provinces, ce n’est plus le cas aujourd’hui. À plus d’un titre, les normes canadiennes sont en dessous des normes prévues par la Loi sur les normes du travail du Québec. Cela doit être rectifié.

La FTQ reconnait que les défis sont nombreux, que ce soit la numérisation croissante des opérations dans le secteur des services ou les changements climatiques qui bouleversent aussi les entreprises sous juridiction fédérale. Nous jugeons aussi nécessaire et réaliste d’améliorer les dispositions relatives aux congés de toute nature, de hausser le salaire minimum et d’améliorer la conciliation travail-vie personnelle. Le Code doit également se soucier du sort des travailleurs atypiques dont les conditions sont souvent inférieures aux travailleurs à temps plein. Pour la FTQ, le Code doit répondre au principe à travail égal, salaire égal. Ottawa doit en finir avec les disparités de traitement.

Plusieurs autres recommandations sont proposées dans le mémoire comme l’application de la Charte québécoise de la langue française aux entreprises sous compétences fédérales, le retrait préventif pour la santé et sécurité des travailleuses enceintes ou qui allaitent, la fin des recours à des briseurs de grève en cas de conflit de travail et une hausse des semaines minimales de vacances.

Consultez le mémoire de la FTQ sur la modernisation des normes fédérales du travail.