Aller chercher l’argent là où il se trouve

Serge Cadieux et Daniel Boyer

Photo: Isabelle Gareau

Éditorial du Monde ouvrier, no 124, janvier-février 2018


Les détracteurs d’une hausse du salaire minimum à 15$ l’heure affirment que le Québec n’a pas les moyens de sortir l’ensemble des travailleurs et travailleuses de la pauvreté. De leur côté, nos gouvernements prétendent peiner à trouver l’argent nécessaire au financement d’une transition verte et juste, à l’éducation et à la santé et ils sabrent les services publics au nom de l’austérité. Et pendant ce temps, plusieurs milliards de dollars échappent au fisc chaque année. Trouvez l’erreur!

Depuis plusieurs années déjà, la FTQ a joint sa voix aux militants et militantes provenant de tous les milieux pour demander aux gouvernements de mettre fin au recours aux paradis fiscaux, de récupérer les impôts dus et de serrer la vis aux fraudeurs.

Alors que le gouvernement de Justin Trudeau nous avait promis en campagne électorale de prendre le taureau par les cornes dans ce dossier, nous attendons toujours une véritable politique de lutte contre l’évasion fiscale.

Le 25 janvier dernier, le collectif Échec aux paradis fiscaux, dont fait partie la FTQ, a lancé une nouvelle campagne pour exiger du gouvernement fédéral qu’il mette en place des mesures plus ambitieuses et plus efficaces de lutte contre les paradis fiscaux. Le nouveau site Web (VraiesSolutions.com) vous permet de joindre directement vos représentants à Ottawa pour leur demander d’agir avec sérieux et audace contre les paradis fiscaux.

Le pouvoir de faire changer les choses

Le mouvement syndical est bien placé pour le savoir: c’est grâce à la mobilisation que nous arrivons à faire changer les choses. Nous vous invitons donc à faire entendre votre voix afin d’obtenir de véritables engagements de la part des élus.

Solidairement,

Daniel Boyer et Serge Cadieux, respectivement président et secrétaire général de la FTQ