Thème: Jeunes

Les jeunes de la FTQ et de la CSN remettent les pendules à l’heure

Montréal, le 25 août 2014. Réagissant aux propos du porte-parole de Force jeunesse, Eloi Lafontaine Beaumier, rapportés dans La Presse ce matin, les comités des jeunes de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tiennent à rectifier certains faits. D’emblée ils rappellent que, contrairement à ce que laisse supposer l’article paru ce matin, personne chez Force jeunesse n’a tenté de les joindre pour avoir des précisions sur leurs positions concernant le projet de loi 3 alors que, le cas échéant, ces derniers se seraient fait un plaisir de répondre. Les porte-parole des comités jeunes de la FTQ et de la CSN rappellent d’ailleurs que plusieurs dossiers ont été menés en collaboration avec Force jeunesse, en particulier celui des clauses « orphelins », dont les régimes de retraite à deux vitesses, dans le cadre duquel les comités jeunes des centrales et Force jeunesse avaient présenté un mémoire conjoint. C’est d’ailleurs grâce à ce travail de concertation et de collaboration que le dossier a réussi à être relancé sur la place publique. Lire la suite

2014.05.05

Nous sommes inquiets

Les signataires sont des jeunes de moins 35 ans qui dénoncent les coupes annoncées à Radio-Canada. La liste suit ce texte.

Lettre parue dans LaPresse+, édition du 3 mai 2014, section DÉBATS, écran 8 Cette semaine, 17 journalistes de renom lançaient un « cri d’alarme » quant aux « graves conséquences » des coupes draconiennes annoncées récemment dans le budget de Radio-Canada. Nous sommes des jeunes de moins de 35 ans provenant de tous les horizons et avons entendu leur appel. Certains parmi nous militent au NPD, au PLC ou au Bloc québécois, d’autres dans les organisations syndicales (CSN, FTQ, CSQ) et d’autres encore ne s’associent à aucun parti politique. Malgré nos désaccords, nous unissons aujourd’hui nos voix. Nous aussi, nous sommes inquiets. En tant que jeunes actifs dans l’espace public, nous partageons le même souci pour la qualité du débat public et reconnaissons à cet égard la contribution essentielle de Radio-Canada. La direction de la société d’État a déjà annoncé que plus d’une trentaine de postes seront supprimés à la division de l’information. Ces coupes auront des conséquences graves quant à la diversité et à la qualité de l’information. Qu’adviendra-t-il des nouvelles internationales, déjà trop souvent négligées ? Et la culture ? Trop de questions restent sans réponses. Il est irresponsable de sabrer ainsi dans la société d’État avant d’avoir procédé, avec l’ensemble de la population, à une réflexion en profondeur sur son financement et son organisation. Les détracteurs du diffuseur public arguent que l’émergence des nouveaux médias a rendu obsolète son existence. Comme jeunes qui s’impliquent activement dans l’espace public, il nous semble au contraire que la multiplication des sources d’information renforce la pertinence d’un média public fort, capable de servir de point de référence. Pour jouer ce rôle, Radio-Canada a plus que jamais besoin d’un financement stable lui permettant de répondre à d’autres impératifs que ceux dictés par la course aux cotes d’écoute. Donnons à Radio-Canada les moyens de servir l’intérêt public. Quelques jours après l’annonce de ces compressions historiques, une étude indépendante dévoilait que les coûts totaux des controversés avions de combat F-35 pourraient atteindre 126 milliards au cours des 40 prochaines années. Cela représente environ 126 fois ce que le gouvernement canadien verse annuellement au diffuseur public. Nous avons les moyens de financer Radio-Canada ; ces coupes ne découlent pas d’impératifs financiers, mais d’une approche idéologique. D’ailleurs, la très grande majorité des pays développés ont un diffuseur public et la quasi-totalité d’entre eux le finance bien mieux que nous. En fait, seuls les États-Unis et la Nouvelle-Zélande le financent moins. Radio-Canada n’est pas parfaite, tant s’en faut. Elle est cependant un élément crucial pour la survie d’un espace public ouvert et diversifié. Sans cet espace public, pas de démocratie. Nous avons besoin d’un lieu où discuter ouvertement et en toute connaissance de cause des enjeux sociaux, politiques, économiques et culturels qui sont au cœur de notre société. Nous avons besoin d’un espace où la culture sera abordée autrement que sous l’angle du divertissement. Il est évident, pour nous, que le diffuseur public est un élément essentiel de cet espace public et, par conséquent, de notre démocratie. Si les employés de Radio-Canada ont besoin de notre solidarité, c’est donc parce que leur mobilisation vise bien plus que la sauvegarde de leurs emplois. Ce qui est en danger, ici, c’est la possibilité pour chaque citoyen d’être informé des décisions qui sont prises en son nom. La situation est bien plus qu’inquiétante. Elle est alarmante. Laisserons-nous les artisans de Radio-Canada se défendre seuls ?
  • Gabriel Nadeau-Dubois, ancien porte-parole étudiant et candidat à la maîtrise en sociologie
  • Jonathan Allard, co-président des jeunes néodémocrates du Canada
  • Léa Couture-Thériault, vice-présidente des jeunes libéraux du Canada
  • Xavier Barsalou-Duval, président du Forum jeunesse
  • du Bloc québécois
  • Anick Ferland, pour le comité national des jeunes de la CSN
  • Maxime Sabourin, président du comité jeunes de la FTQ
  • Isabelle Noreau, porte-parole du comité des jeunes de la CSQ
  • Widia Larivière, militante autochtone
  • Léa Clermont-Dion, auteure et militante féministes
  • Aurélie Lanctôt, étudiante en droit et militante féministe
  • Pierre-Luc Brisson, auteur
Source : www.plus.lapresse.ca Lire la suite

2014.03.28

Les jeunes s’imposent lors des élections provinciales

MONTRÉAL, le 28 mars 2014. – C’est aujourd’hui que s’ouvrent les premiers bureaux de vote dans les établissements d’enseignement postsecondaire et les jeunes mobilisent leurs troupes afin d’inciter l’ensemble de la jeunesse du Québec à se rendre aux urnes. En effet, les 28 mars, 1, 2 et 3 avril prochain, les étudiants auront l’opportunité de voter pour leur circonscription d’origine, et ce, peu importe l’endroit où se situe leur campus respectif. La dernière modification de la Loi électorale, qui permet le vote hors circonscription sur les campus, est une chance unique pour les étudiants d’exercer leur droit démocratique. « Cette nouvelle mesure est l’occasion pour les étudiants de montrer qu’ils ne peuvent être écartés du débat public », soutiennent les porte-paroles des organismes jeunes. Lire la suite