Thème: Droits sociaux

« Au lieu de réduire les services de garde à une marchandise, Québec doit renforcer le réseau public et travailler avec ses partenaires. » — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Québec, le 19 janvier 2015. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer le projet de loi no 27 du gouvernement libéral et lui demande de refaire ses devoirs. « Il est inconcevable que l’on veuille pénaliser des parents, entre autres, pour ce que l’on appelle les “places fantômes”, alors qu’il y a une importante pénurie de places à contribution réduite dans le réseau. La FTQ estime que cette façon de faire du gouvernement est improvisée et précipitée. Nous disons oui à une saine gestion du programme, mais cela doit se faire dans le but d’améliorer le réseau et non de le paralyser ou de sanctionner les parents », déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux. Consultez le mémoire de la FTQ sur le projet de loi no 27 Lire la suite

2014.11.20

Modulation des frais de garderie : réaction de la FTQ

« Faire le contraire de ce qu’on a promis, ça s’appelle comment? » —Daniel Boyer, président de la FTQ

Montréal, le 20 novembre 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) juge scandaleuse l’augmentation des tarifs des garderies subventionnées annoncée par le gouvernement libéral de Philippe Couillard. Contrairement à ce qui avait été promis lors de la campagne électorale d’avril dernier, il ne s’agit pas d’une indexation des tarifs, mais bien d’une augmentation abrupte. « Il faut se rappeler que M. Couillard jugeait en février dernier que l’augmentation de 1$ proposée par le gouvernement précédent constituait un choc tarifaire inacceptable pour la classe moyenne, il promettait de procéder plutôt à une indexation douce. Faire le contraire de ce qu’on a promis, ça s’appelle comment? », s’interroge le président de la FTQ, Daniel Boyer. « Ce gouvernement est en train de détruire le modèle social-démocrate québécois comme un lego qu’on détruit bloc par bloc! », s’indigne Daniel Boyer. « À ce jour, leur seule mesure pour relancer l’économie québécoise et créer des emplois, c’est le fameux Plan Nord qui vient d’en manger toute une avec la chute des cours du fer, toutes les autres annonces de ce gouvernement ont pour conséquence un désinvestissement dans l’économie et des pertes d’emplois. Je trouve ça très choquant! », s’exclame le président de la FTQ. En plus d’augmenter les tarifs de garderie de manière importante, le projet du gouvernement crée un précédent historique en matière de fiscalité au Québec en modulant la tarification d’un service public en fonction du revenu de l’utilisateur. Il s’agit d’une rupture du principe de solidarité et de justice sociale. « Si on commence à moduler les tarifs en fonction des revenus, il va falloir que ce gouvernement nous explique où il compte s’arrêter, réagit Daniel Boyer, va-t-on moduler les frais de scolarité universitaires en fonction du revenu? » « Nous invitons tous nos concitoyens à exprimer leur désapprobation du grand chambardement des services publics dans lequel s’est lancé ce gouvernement. On se donne rendez-vous le samedi 29 novembre à Montréal et à Québec pour dire clairement au gouvernement de Philippe Couillard que nous refusons l’austérité », conclut le président de la FTQ. Quand : Samedi 29 novembre 2014, départ des marches à 13 heures Où : À Montréal à la Place du Canada à l’angle de la rue Peel et du boulevard René-Lévesque À Québec au Parc des Champs-de-Bataille (plaines d’Abraham) La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses. Lire la suite

« Il faut stopper la volonté des libéraux de faire du développement régional une question de partisanerie politique. » — Daniel Boyer, président de la FTQ

Alma, le 11 novembre 2014. – En visite au Saguenay–Lac-Saint-Jean, à l’occasion d’une tournée des régions et accompagné de plusieurs membres de la direction de la FTQ; Marcelle Perron, présidente du Conseil régional FTQ Saguenay – Lac-Saint-Jean et vice-présidente représentant les femmes de la FTQ, Jean-Pierre Ouellet, président du SQEES-298 et vice-président de la FTQ, Raymond Larcher, président de l’UES-800 et Alain Croteau, directeur adjoint du syndicat des Métallos, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer, invite les membres de tous les affiliés de la centrale à se mobiliser afin d’empêcher le saccage de l’État québécois par les libéraux et dont l’une des manifestations limpides est l’abolition des Centres locaux de développement (CLD) et des Conférences régionales des élus (CRÉ). « Les manigances libérales, soutient le président de la FTQ, Daniel Boyer, n’ont qu’un but : démanteler le Québec que nous avons construit et revenir en arrière, alors que les intérêts privés passaient devant l’intérêt collectif. Visiblement, à voir le tollé de protestations qui monte partout au Québec, les libéraux avaient un programme bien caché. En pleine campagne électorale, ils n’ont pas parlé de ce qu’ils se préparaient à faire dans la santé et dans l’éducation, ils n’ont pas expliqué qu’ils allaient mettre la hache dans les régimes de retraite, ils ont tu leur volonté d’en finir avec le partenariat régional et ils ont enrobé dans le miel leur mépris des familles et de la classe moyenne. « Pour s’en convaincre, il suffit de penser aux coupes de l’aide aux personnes handicapées, à la hausse des tarifs des CPE, à la menace de fermeture des conservatoires régionaux, à l’annonce du gel des effectifs, etc. » Lire la suite

« La FTQ applaudit et demande aux autres partis fédéraux de s’engager à faire de même. » — Daniel Boyer, président de la FTQ

Montréal, le 14 octobre 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) applaudit le projet du Nouveau Parti démocratique (NPD) qui promet de créer un programme universel de garderies au coût maximum de 15 $ par jour s’il est élu aux prochaines élections. « Il faut souhaiter que l’ensemble de la classe politique canadienne s’inspire de cet engagement du NPD, déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer, parce qu’un programme universel de garderies représenterait une avancée concrète pour les familles et la société dans son ensemble. » « Au Québec, nous avons observé une amélioration concrète de la capacité des femmes de participer au marché du travail. C’est non seulement un gain social pour tous, mais aussi un gain important pour l’économie du Québec », avance Daniel Boyer. « Plutôt que de planifier des baisses d’impôts qui favoriseront surtout les plus riches, les conservateurs de Harper devraient se demander comment contribuer à améliorer la vie de la population canadienne tout en donnant une impulsion à l’économie autrement que par le pétrole! », s’exclame le président de la FTQ. Les bienfaits du programme public de garderies instauré au Québec en 1997 ne sont plus contestés. Rappelons qu’une étude publiée en 2012 par la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke estimait à près de 70 000 le nombre de mères ayant intégré le marché du travail grâce à ce programme. La hausse conséquente du taux d’emploi aurait gonflé la taille de l’économie québécoise de 5 milliards de dollars. Cette étude estime ainsi que le retour sur investissement a été au moins de 1,49 $ par dollar investi pour l’État québécois. Lire la suite