«Vider mon CLSC c’est me priver de soins»Manifestation à Sherbrooke en faveur des CLSC

Ce mardi 14 juin en fin d’après-midi, des membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont manifesté à Sherbrooke en faveur des CLSC. Plus d’une centaine de travailleuses et travailleurs du réseau de la santé sont partis à 16h de l’hôtel Delta pour marcher vers le bureau du député libéral provincial Luc Fortin.

Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de la campagne «Vider mon CLSC c’est me priver de soins», qui invite les citoyennes et citoyens à signer une pétition sur le site CLSClavie.ca. Le SCFP explique que le gouvernement libéral est en train de vider les CLSC vers les groupes de médecine de famille (GMF) et les organismes à but non lucratif (OBNL). Ce faisant, entre autres résultats néfastes, il détourne des ressources publiques au profit d’intérêts privés, réduit les services universels offerts par le réseau public et contribue à la réduction générale de l’accessibilité.

«Les CLSC sont irremplaçables. Ils permettent d’accéder directement à toutes sortes de soins et de services. Ils offrent des soins à domicile, des services aux ados en détresse, des consultations avec des psychologues, travailleurs sociaux, nutritionnistes, ergothérapeutes, physiothérapeutes, etc. C’est une porte qui est particulièrement importante pour les plus vulnérables. Cette porte-là, le ministre Barrette est en train de la fermer», selon Pierre Soucy, président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) du SCFP.

«À l’automne 2015, sans débat public, le ministre Barrette a émis une directive qui oblige les établissements du réseau public à fournir du personnel aux GMF. Par cette directive, des employés du réseau public, toujours payés par le public, seront mis à la disposition des GMF, qui sont des entreprises privées! Le ministre utilise donc des fonds publics pour financer des établissements privés», a dénoncé Karine Cabana, conseillère syndicale au SCFP.

«Le gouvernement libéral transfère plusieurs services publics des CLSC vers des OBNL. Ces derniers se trouvent donc à prodiguer des soins de santé tels que les soins à domicile. Ce que ça veut dire, c’est que le gouvernement et le réseau public prennent leurs distances et se déresponsabilisent en douce. C’est une pente savonneuse vers la privatisation», a expliqué Pierre Soucy.

Comptant plus de 110,000 membres au Québec, le SCFP représente 19,600 membres dans le secteur de la santé et des services sociaux au Québec.

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