Un automne sous le signe de la réorganisation

Cet article, rédigé par Annie Lafrance, a été publié le 17 septembre 2016 dans le cahier spécial Rentrée syndicale de Capitales Médias (Le Droit, La Voix de l’Est, Le Nouvelliste, La Tribune, Le Quotidien et Le Soleil).

Se réorganiser, rassurer les membres, maintenir la qualité des services publics: voilà les enjeux au calendrier des prochaines semaines pour le Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui se retrousse les manches après des mois de négociations avec le gouvernement. L’organisation vise maintenant à aller de l’avant.

C’est plus d’un an de négociations parfois difficiles et une forte mobilisation qui ont mené à la signature en juin dernier des textes finaux de la convention collective de plus de 20,000 personnes salariées membres du SCFP dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Or, bien qu’ils soient satisfaits d’être venus à bout de ce long processus, les représentants du CPAS assurent qu’ils resteront vigilants durant les prochains mois. «On a certainement fait des avancées dans la convention collective, mais la fusion des établissements en cours qui centralise les services administratifs, informatiques et bientôt plein d’autres départements, nous laisse un goût amer», indique Pierre Soucy, président du CPAS.

Il explique que, en cette période de rentrée automnale, un climat d’incertitude mine le dynamisme des équipes de travail, qui craignent de nouvelles fusions ou dont le quotidien a été chamboulé par la nouvelle loi. Le CPAS veillera donc à rassurer ses membres et à bien encadrer ceux et celles qui ont été déplacés dans de nouvelles structures de travail.

Des gains importants

N’empêche, le CPAS se félicite d’avoir fait des gains importants sur plusieurs plans pour ses membres. Parmi ceux-ci, notons des mesures d’attraction et de rétention pour les travailleuses et travailleurs spécialisés (prime de 10%), un meilleur mécanisme pour la sécurité d’emploi, plusieurs mesures pour faciliter la conciliation travail-famille-études et une révision en profondeur de la structure salariale pour corriger les iniquités.

Maintenir les services publics

Les périsoignants qu’il représente sont souvent des employés à statut précaire, rappelle le CPAS. C’est pourquoi, depuis quatre ans, le CPAS du SCFP mène une vaste campagne de sensibilisation à leur travail et à leur rôle essentiel dans le réseau de santé. «Nos membres assument une multitude de tâches et de services dans le réseau public et nous craignons que la privatisation de certains services nuise grandement à leurs conditions de travail et, en bout de ligne, à l’accessibilité aux soins et aux services pour la population en général», poursuit Michel Jolin, secrétaire général du CPAS. Il cite en exemple la centralisation de plusieurs départements en région, faisant ainsi déplacer des patients sur plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres.

Le CPAS se félicite aussi d’avoir réussi à mobiliser ses membres durant toutes les négociations et d’avoir véhiculé son message de garder le réseau de la santé accessible et universel. «Le maintien des services publics et la reconnaissance du travail de nos membres sont la base de notre mandat et ce sur quoi nous travaillerons cet automne. Sans oublier le dossier des soins à domicile, qui doivent absolument demeurer publics.»

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