Suspension honteuse d’un défenseur de la santé et de la sécurité - Tous les Métallos et le mouvement syndical derrière André Racicot

Val-d’Or, le 19 septembre 2016 – Le Syndicat des Métallos somme la minière Iamgold de retirer immédiatement la sanction contre le président de la section locale 9291 des Métallos, André Racicot, pour ses propos tenus lors d’un comité de travail de la CNESST (Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail). Il en va de l’intégrité même du système de prévention en santé et sécurité au Québec.

«C’est du jamais vu, de telles sanctions contre un syndicaliste qui participe en toute bonne foi à un comité de la CNESST, a lancé le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau. Les mines, c’était un vrai tue-monde il n’y a pas si longtemps. Et même aujourd’hui il y a encore trop d’accidents graves et de morts dans ce secteur. Ça s’est amélioré grâce au travail de gens de terrain comme André Racicot et plusieurs autres qui ont formulé des recommandations pour que les lieux de travail soient plus sécuritaires.
« Il n’est pas question de laisser une compagnie museler un de nos pionniers en santé et sécurité du travail », a tonné Alain Croteau, qui participait à une manifestation spontanée devant l’entrée de la mine Westwood à Preissac.
Des collègues de travail, des syndicalistes, des représentants à la prévention de l’Abitibi se sont donné rendez-vous devant l’entrée de la mine ce matin pour protester contre la décision de la minière Iamgold de suspendre temporairement le mineur et syndicaliste André Racicot. La compagnie invoque pour ce faire des propos tenus mardi dans un comité de la CNESST, venus aux oreilles des dirigeants de la mine par personne interposée.

« Si on ne peut plus parler ouvertement dans un comité de travail sur la santé et la sécurité, on s’en va où? Quel message envoie-t-on? Que ceux qui osent questionner à voix haute en matière de santé et sécurité peuvent être menacés? La direction de la CNESST et la ministre du Travail doivent se pencher sérieusement sur cette histoire. Il en va de l’intégrité du système de prévention en santé et sécurité du travail en vigueur au Québec », poursuit Alain Croteau.