Suspension du projet d’agrandissement de la Mine du MontWright - Il ne faut pas baisser les bras – dit le Syndicat des Métallos

Sept-Îles, le mercredi 1er juin 2016 – Le Syndicat des Métallos a été informé par ArcelorMittal qu’elle mettait sur la glace son projet de « l’off-load » à la Mine du Mont Wright à Fermont sur la Côte-Nord. Les Métallos interpellent Québec sur l’importance de trouver une issue positive au dossier. Une fermeture pourrait porter un coup très dur à la vitalité de la Côte-Nord, puisque 2500 emplois directs sont menacés, sans compter tous les emplois indirects qui en découlent.

Si rien ne change dans le scénario sur la table, la compagnie amorcerait donc une diminution de ses opérations en 2022 devant la mener à une fermeture en 2030. « Les choses changent très vite dans le secteur minier. Si on constatait au cours des prochaines années une embellie dans le prix du fer, on pense qu’ArcelorMittal pourrait changer d’opinion. Il faut savoir que le gisement en question est d’excellente qualité et situé très près des installations de la mine. Le hic, c’est que cela demande un investissement important avant de pouvoir l’exploiter en raison du mort-terrain qui en bloque l’accès », explique le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Nicolas Lapierre.

Ce dernier interpelle le gouvernement du Québec. « La Côte-Nord se meurt. On ne peut laisser ainsi partir un joyau de l’économie du Québec et laisser une région complète se dévitaliser. Toutes les avenues doivent être envisagées pour préserver l’activité minière sur la Côte-Nord, ce n’est pas seulement l’avenir de la compagnie qui est en jeu, c’est l’avenir de milliers de familles », ajoute Nicolas Lapierre.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il compte quelque 5000 membres dans la région de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Iles-de-la-Madeleine, et plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques à l’échelle du Québec.