Réforme du mode de scrutin. Le SCFP se fait entendre !

Alors que les travaux du Comité parlementaire sur la réforme électorale s’arrêtaient à Montréal cette semaine, le Secrétaire général du SCFP-Québec, Benoît Bouchard, y a présenté la position du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Les travaux de ce comité visent à enrayer les anomalies qui subsistent dans le mode de scrutin actuel ; le système uninominal à un tour.

On se souviendra que la création de ce comité spécial pour consulter les Canadiens découle d’une promesse de Justin Trudeau qui avait déclaré que les élections fédérales de 2015 seraient les dernières sous le mode actuel.

La position du SCFP est claire. Le plus grand syndicat au Canada préconise le système de proportionnelle mixte.

Le système actuel comporte des lacunes maintes fois décriées par le SCFP. D’ailleurs, les membres du SCFP se sont prononcés en faveur de la représentation proportionnelle lors du congrès national de 2015.

Parmi les autres modes de scrutin qui sont analysés, le SCFP croit que le mode proportionnel mixte est le seul qui garantit la participation de petits partis politiques en fonction de la proportion de votes obtenus.

« Le mode de scrutin proportionnel mixte permettrait une représentation équitable des moyens et des petits partis politiques, donc une diversité de points de vue et d’idéologies à l’intérieur d’un gouvernement. Cette diversité dans un gouvernement permettrait de la souplesse et refléterait davantage les aspirations de tous les électeurs », de déclarer Benoit Bouchard secrétaire général du SCFP-Québec.

Quelques pays dans le monde ont adopté la proportionnelle sous une forme ou une autre, exemple : en Allemagne depuis les années 1950, en Écosse, en Nouvelle-Zélande, etc.

Partout où ce mode de scrutin a été utilisé, le taux de participation aux élections a augmenté de 5 à 6 %.

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