Projet de loi 75 sur les régimes de retraite du secteur universitaireUn processus constructif mais un contenu à améliorer

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente près de 11,000 employés du secteur universitaire, a réagi aujourd’hui de façon mitigée au dépôt du projet de loi 75. Ce dernier, présenté plus tôt aujourd’hui par le ministre Sam Hamad, porte sur la restructuration des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur universitaire.

Pour le SCFP, le processus de consultation des derniers mois a été constructif et en partie fructueux, mais le résultat reste à être amélioré.

«Il y a eu de l’écoute lors de nos pourparlers avec la Régie des rentes du Québec. Un consensus était même envisageable. Malheureusement, nous avons manqué de temps pour compléter le travail. Nous aurons des propositions à faire valoir en commission parlementaire et nous espérons continuer à le faire dans un climat d’ouverture», selon Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP-Québec.

«Par exemple, nous avions proposé que là où des fonds de stabilisation ont été créés, leur valeur fasse partie de l’actif aux fins d’évaluation du déficit. Il s’agissait là d’une façon de reconnaître les efforts déjà faits par nos travailleurs et là-dessus, nous avons été entendus», a souligné Denis Bolduc.

«Nous poursuivrons nos efforts pour que les employés du secteur universitaire soient le moins pénalisés possible en cas de restructuration forcée. Ironiquement, aujourd’hui même, on apprend que l’ancienne rectrice de l’Université McGill toucherait des prestations de retraite de près de 371,000 $ par année», a-t-il observé.

Comptant plus de 110,000 membres au Québec, le SCFP représente environ 10,500 membres dans les universités, principalement des employés de soutien, dans 34 syndicats locaux.

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