Mort d’un policier au Lac Simon- le manque d’argent menace la sécurité des agents

Exactement une semaine avant le dépôt du premier budget fédéral du gouvernement Trudeau, les voix se multiplient pour demander un financement adéquat des corps policiers autochtones.

«Avant la mort tragique de Thierry Leroux, normalement il y avait seulement une voiture et deux patrouilleurs sur la route, mais depuis un inspecteur de la Commission nationale des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a émis l’opinion que 2 voitures et 4 patrouilleurs étaient nécessaires, et ce, 24 heures sur 24. Le conseil de bande affirme ne pas avoir assez d’argent pour combler les besoins. Le syndicat des policiers du Lac-Simon ajoute sa voix pour demander un meilleur financement, car des vies en dépendent», a déclaré Stéphane Lachance, conseiller syndical SCFP et représentant des policiers du Lac-Simon.

En effet, l’inspecteur en santé et sécurité au travail a conclu qu’avec seulement deux policiers, «la persuasion est beaucoup plus limitée».

Thierry Leroux est décédé lors d’une intervention dans la communauté algonquine de Lac-Simon, en Abitibi. Depuis la mort du policier, c’est la Sûreté du Québec qui a la responsabilité de patrouiller la région le temps que les agents se remettent de l’événement tragique. L’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) qui représente les policiers de la SQ, a aussi déclaré que quatre agents et deux voitures sont de mise en tout temps.

«Le gouvernement fédéral dit être sensible au besoin des communautés autochtones, voici une belle opportunité pour démontrer qu’il tient à cœur leur bien-être», de conclure le conseiller syndical.

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