Les salarié(e)s des magasins Brault et Martineau de Repentigny et Saint-Léonard adhèrent aux TUAC 501

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Montréal, le 11 avril 2016 – Près de quatre mois après leurs consœurs et confrères du magasin de Laval, les salarié(e)s des magasins Brault & Martineau de Repentigny et de Saint-Léonard ont officiellement adhéré au syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce, section locale 501 (TUAC 501). À la suite du dépôt des requêtes en accréditation les 26 novembre et 2 décembre dernier, le Tribunal administratif du travail du Québec a accordé, le 7 avril 2016, l’accréditation à la section locale 501 des TUAC Canada de représenter les quelque 70 conseillers/conseillères à la vente de ces deux magasins.

Tout comme au magasin de Laval, les employé(e)s de Repentigny et de Saint-Léonard craignaient notamment les effets négatifs qu’aura la vente en ligne car ce nouveau procédé d’achats risque de placer les conseillers/conseillères à la vente dans une précarité d’emploi pour l’avenir. Rappelons que ces derniers sont payés entièrement à la commission sans aucun salaire de base. Ils n’obtiendront donc aucune rémunération chaque fois qu’un client prendra des renseignements en magasin, mais choisira de faire un achat en ligne. De plus, ils ne sont pas payés pour le temps passé avec un client qui revient en magasin pour recevoir les explications sur un produit acheté en ligne.

À cela s’ajoute le fait que depuis bon nombre d’années, l’employeur modifie régulièrement à la baisse les marges de profits des articles de sorte que les conseillers/conseillères à la vente ont vu leur salaire annuel diminuer, et ce, même si le total de leurs ventes était supérieur à l’année précédente.

« Nous sommes très heureux et fiers d’accueillir ces deux nouveaux groupes de travailleurs et de travailleuses au sein des TUAC 501. En adhérant à un syndicat d’envergure internationale, qui se démarque par son expertise dans le commerce de détail, ces nouveaux syndiqués unissent leurs voix afin d’améliorer notamment leurs conditions de travail qui ne cessent de se dégrader et maintenir leur niveau de salaire.Ainsi, ils auront la chance de protéger au maximum leurs conditions de travail tout en ayant la possibilité de négocier de bonne foi les termes d’un contrat de travail avec leur employeur », déclare Alain Lachaîne, président des TUAC 501.

L’intérêt pour la syndicalisation est palpable dans les magasins de la bannière Brault & Martineau. D’autres groupes d’employés de la bannière pourraient se joindre au syndicat des TUAC 501 et ainsi unir leurs voix aux quelque 157 000 membres des TUAC du secteur du commerce de détail au Canada.