Les métallos de Bradken maintiennent et améliorent leur régime de retraite

Mont-Joli, le lundi 14 décembre 2015 – Les métallos de l’usine Bradken de Mont-Joli, où on fabrique du matériel pour l’industrie minière, ont non seulement conservé leur régime de retraite à prestations déterminées, ils ont même réussi à l’améliorer. Il s’agit d’un des faits saillants du contrat de 6 ans ratifié hier par les quelque 200 travailleurs.

L’employeur voulait mettre fin au régime à prestations déterminées, mais le message du comité de négociation et des membres a été clair : « Si vous allez là, vous ferez face à une grève.» Résultat, le régime actuel a plutôt été bonifié, la rente mensuelle sera en effet augmentée à terme de 6 $ par mois.

«Voilà un an et demi qu’on se mobilise sur l’enjeu des retraites. On en récolte les fruits. Plusieurs confrères ailleurs voient leur régime de retraite menacé ces temps-ci. Je les invite à résister. Ce qui s’est passé chez nous, c’est la preuve que lorsque les membres sont prêts à se battre, on peut garder son régime de retraite», fait valoir le président de la section locale 6506 des Métallos, Éric Matte.

Le contrat a par ailleurs permis d’implanter le résultat de l’étude conjointe des salaires. Le processus d’évaluation des tâches entamé en 2010 permettra au cours de la nouvelle convention d’améliorer la classification salariale de 87 % des 207 travailleurs. Lorsqu’on cumule les hausses annuelles des salaires et cette nouvelle classification, les métallos de Bradken auront droit à des hausses moyennes de 2,7 % par année sur la durée du contrat.

Par ailleurs, le temps de libération du président de la section locale payé par l’employeur passera de 18 à 30 heures, tandis que celui du représentant à la prévention passera des 15 heures requises légalement à 24 heures.

«Il y a un fort attachement des membres chez Bradken à leur syndicat. Le contrat est le reflet de cet engagement, de cette mobilisation. Ça montre que tout est possible quand on travaille ensemble», fait valoir le représentant syndical Nicolas Lapierre.