Grogne à la centrale d’appels de sécurité de Dorval

Montréal, le mercredi 20 janvier 2016 – Les travailleurs et travailleuses affectés à la centrale d’appels de sécurité de l’aéroport de Dorval ont rejeté unanimement les offres de leur employeur Opsis services aéroportuaires et demandent l’intervention d’un conciliateur. La grogne monte devant ce qui constituerait un important recul du pouvoir d’achat.

«Une telle offre est un affront. On nous propose trois ans de gel salarial et un arrêt de la progression dans l’échelle salariale pour toute la durée de la convention, soit cinq ans. C’est rire du monde!»
, explique le représentant syndical des Métallos Jean-Yves Couture.

De plus, ces travailleurs ont vu leurs conditions de travail décliner lorsqu’Opsis a repris le contrat en octobre 2014, aux mains d’une autre compagnie. Depuis lors, les paies de vacances sont moindres et les congés de maladie ont été abolis.
Un vote de grève a été pris lundi, à exercer au moment jugé opportun lorsque le délai de 21 jours aura expiré. «Nous souhaitons que l’employeur entende raison et rémunère correctement ceux qui lui permettent d’honorer ses engagements en matière de sécurité», poursuit Jean-Yves Couture. La trentaine de travailleurs, membres de la section locale 1976, veille notamment à la surveillance des caméras de sécurité, répond aux appels d’urgence et contrôle à distance l’accès à certaines zones sécurisées.