Grève chez Éconolodge - S’il veut rouvrir, l’employeur doit payer les sommes dues

Québec, vendredi le 23 septembre 2016 – La grève d’une journée à l’Éconolodge de Québec s’est rapidement transformée en grève illimitée devant l’arrogance de l’employeur. Voilà maintenant qu’un enquêteur du ministère du Travail a révélé la présence de trois briseurs de grève lundi dernier à l’Éconolodge de Québec. L’hôtel a fermé ses portes mardi, étant donné l’impossibilité de recourir à des briseurs de grève.

Il faut dire que toute la direction de l’hôtel a quitté Québec lundi pour se rendre à Las Vegas, rendant impossible le fonctionnement de l’hôtel sans briseurs de grève. « On constate clairement que cet hôtel ne peut fonctionner à l’heure actuelle pendant la grève. La direction devrait revenir à la raison, accepter de verser à chaque salarié les sommes dues pour les vacances, s’engager à respecter les travailleurs et faire respecter leur contrat, y compris les dispositions sur l’ancienneté. C’est seulement à ces conditions qu’elle réussira à ouvrir l’hôtel dans le respect des lois du Québec », explique le représentant syndical Pascal Loignon.

Lors d’un conflit de travail, seuls les cadres embauchés avant le début des négociations sont autorisés à effectuer les tâches normalement effectuées par les travailleurs syndiqués. L’hôtel Éconolodge a été racheté par le Groupe Beaubien au printemps dernier et, depuis ce temps, les travailleurs peinent à faire respecter leur convention collective.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.