Drame des anciens travailleurs de Cliffs - Québec peut venir à la rescousse

Québec, le mercredi 20 avril 2016 – Dans la foulée de la création de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire, qui reprendra les activités du chemin de fer et du port de Cliffs sur la Côte-Nord, Québec a la capacité et le devoir moral de venir à la rescousse des retraités et anciens travailleurs qui voient leur retraite amputée de 21 %.
C’est un véritable appel à l’aide que lance le Syndicat des Métallos ce midi, demandant au gouvernement de renflouer la caisse de retraite des anciens de Cliffs au Québec et de se rembourser à même les droits de passage payés par les minières utilisant le chemin de fer et le port, tel que proposé par le Parti québécois.
« Il faut redonner du souffle à l’économie nord-côtière. Ces montants amputés sur les retraites, c’est un manque à gagner net pour des centaines de familles et pour les commerces de la région. Le gouvernement a décidé de jouer un rôle actif dans la relance de la région en créant la société, il doit aller jusqu’au bout de la logique en soutenant les premières victimes de la crise », fait valoir le coordonnateur des Métallos, Nicolas Lapierre, qui participait à une conférence de presse avec le chef du Parti québécois, Pierre-Karl Péladeau.
Quelque 671 retraités et anciens travailleurs de Cliffs voient leur retraite amputée de 21 %, au minimum. «Ça cause des drames humains épouvantables. Imaginez la personne partie à la retraite dans les années 1980 dont les prestations ne sont pas indexées, ça veut dire qu’elle perdra 21 % d’un maigre 800 $ mensuel. Ces aînés vivaient déjà une situation précaire, ils basculent dans une pauvreté extrême », explique le président de la section locale 6254, Robert Roy.
Rappelons que les participants au régime de retraite ne sont malheureusement pas considérés comme des créanciers prioritaires au sens de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).