Ce mois-ce dans l'histoire de l'AIM : janvier 2016

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Thème du mois de janvier
Quelque chose de spécial dans l’air

Air Canada

Au Canada, le premier aéronef a pris son envol le 23 février 1909, mais ce n’est pas avant 1939 qu’un transporteur aérien national a vu le jour : les Lignes aériennes Trans-Canada.

Cette même année-là, l’AIM est devenue le premier syndicat à représenter des travailleurs de l’entreprise qui deviendrait Air Canada (par la section locale 741). Depuis, l’AIM est le plus important syndicat dans le secteur canadien du transport aérien.

En plus d’Air Canada, nous représentons des employés de Bearskin Airlines, d’Air Labrador, de Keewatin Air, de British Airways et d’Air Transat.

Nous représentions des travailleurs de la Pacific Western Airlines de Calgary à une époque où les relations de travail n’étaient pas toujours cordiales, notamment pendant une grève de six mois déclenchée le 20 novembre 1985

Nous représentions aussi les travailleurs de Nordair, de Transair et d’Eastern Provincial lorsque ces transporteurs ont été fusionnés avec les Lignes aériennes du Canadien Pacifique. Cette dernière a été ultérieurement achetée par Pacific Western et est devenue les Lignes aériennes Canadien International.

La relation entre l’AIM et Canadien a été poussée à un point de rupture en 1996 lorsque le transporteur aérien a menacé de mettre fin à ses opérations à moins que les employés n’acceptent une réduction de salaire de 10 %.

Grâce au leadership du vice-président général canadien de l’AIM, Dave Ritchie, l’AIM a forcé Canadien à revoir sa position, obtenu l’aide des gouvernements fédéral et provincial, coupé les réductions en deux et – dans certains cas – carrément éliminé la nécessité de réduire les salaires dans les classifications moins bien rémunérées.

L’AIM ne l’a jamais eu facile dans ses négociations avec les lignes aériennes canadiennes. Air Canada a acheté Canadien International en 2001 et, en 2004, le transporteur était au bord de la faillite. La ligne aérienne a exigé d’énormes concessions de sa main-d’œuvre incluant l’élimination du régime de retraite. Encore une fois, l’AIM a tenu bon. Alors que d’autres syndicats représentant des travailleurs du transport aérien étaient sur le point de céder sur l’enjeu des retraites, Dave Ritchie a choisi de lancer un message sans équivoque : touchez aux pensions et vos avions resteront cloués au sol à tout jamais. Les pensions ont été sauvées; mais, depuis ce temps, l’ingérence continue du gouvernement dans la négociation collective avec Air Canada crée encore plus de turbulence que nos dirigeants sont déterminés à surmonter au bénéfice de nos membres.

Sections locales de l’AIM ayant obtenu leur charte durant le mois de janvier :

1 janvier : SL 118, Montreal QC (1934), SL 1120, Thunder Bay ON (1946), SL 386, Owen Sound ON (1954), SL 423, Montreal QC (1968), SL 2323, Malton ON (1968), SL 2324, Richmond BC (1968), SL 2583, Calgary AB (1976)
27 janvier: SL 235, Toronto ON (1892) < /br> 28 janvier : SL 1660, Lachine QC (1943)

 

1er janvier : Entrée en vigueur de la Sécurité de la vieillesse (1952)

Le Parlement du Canada adopte la Loi sur la sécurité de la vieillesse en 1951. Il s’agit d’un régime de pensions financé et réglementé par le gouvernement fédéral. À l’époque, tout Canadien âgé de 70 ans et plus reçoit 40 $ par mois nonobstant sa situation financière. La Loi sur l’assistance-vieillesse est également adoptée à cette époque. Cette loi cible les Canadiens âgés de 65 à 69 ans. Les gouvernements fédéral et provinciaux se divisent les coûts et le régime est administré par les provinces. Le montant versé aux personnes admissibles est également de 40 $ par mois. Cependant, les bénéficiaires doivent faire la démonstration qu’ils en ont besoin et, par conséquent, ils s’exposent à des risques de stigmatisation. À la fois la Loi sur la sécurité de la vieillesse et la Loi sur l’assistance-vieillesse pavent la voie à l’actuel Régime de pensions du Canada et des prestations de sécurité de la vieillesse comme le Supplément de revenu garanti. Pour plus d’information, consultez cet article de L’Encyclopédie canadienne.

 

Entrée en vigueur du Régime de pensions du Canada (1966)

Le Régime de pensions du Canada est promulgué pour éliminer la perception de l’insuffisance des prestations de Sécurité de la vieillesse. En 1964, bien que les prestations aient été majorées de 40 $ à 75 $ par mois, la perception demeure que ce niveau de revenu de retraite est insuffisant. Ce régime obligatoire couvre la vaste majorité des travailleurs. À la fois les employés et les employeurs y cotisent et le régime est aussi accessible aux travailleurs autonomes. Les prestations varient selon le niveau de revenu et le salaire. La pension versée ne dépend pas d’un emploi en particulier et le travailleur accumule des droits à pension pendant toute sa vie active. De plus, le Régime de pensions du Canada verse d’autres types de prestations, par exemple en cas d’invalidité de longue durée. Pour plus d’information, consultez cet article de L’Encyclopédie canadienne.

 

Mise en œuvre de l’Accord de libre-échange nord-américain (1994)

L’ALENA a pour effet d’élargir la portée d’un réseau de libre-échange existant entre le Canada et les États-Unis pour y inclure le Mexique. L’ALENA crée un précédent qui pavera la voie à d’autres accords de libre-échange avec des pays comme la Corée du Sud et l’Association européenne de libre-échange. Pour plus d’information, consultez cet article de L’Encyclopédie canadienne.

 

6 janvier : Approbation du principe de la parité salariale entre les sexes (1882)

Sous la gouvernance de Leona Barry des Chevaliers du travail, l’objectif de la parité salariale entre les sexes est approuvé en 1882. Le Toronto Trades and Labour Council donne naissance à une fédération d’envergure nationale, le Congrès des métiers et du travail du Canada, fondé l’année suivante, en 1883. Pour plus d’information, consultez cet article de L’Encyclopédie canadienne.

 

20 janvier : Décès de Joseph Mairs, militant de United Mine Workers, dans une prison de Ladysmith, C.-B. (1914)

Joseph MairsM. Mairs, né en Écosse, immigre au Canada avec sa famille et devient travailleur minier. Il participe à une grève déclenchée contre Canadian Collieries (Dunsmuir) Limited pour revendiquer la reconnaissance syndicale. Le conflit se transforme en lock-out, qui dure de septembre 1912 à août 1914. Les travailleurs et leurs familles sont évincés des maisons mises à leur disposition par l’employeur et la compagnie embauche des briseurs de grève. En août 1913, une émeute éclate à Nanaimo, suivie d’une autre à Ladysmith. Le gouvernement dépêche l’armée et plus de 200 grévistes sont arrêtés. M. Mairs plaide coupable d’avoir participé à une émeute et il est condamné à 16 mois à purger au pénitencier d’Oakalla. Il y meurt des suites d’une péritonite pour laquelle il n’a pas reçu les soins médicaux adéquats. Pour plus d’information, consultez cet article Dictionnaire biographique du Canada.

 

25 janvier : À l’ÎPE, Catherine Callbeck devient la première femme à remporter une élection générale dans une province canadienne (1993)

Callbeck, CatherineCatherine Callbeck devient la deuxième femme au Canada à diriger une province. Elle compte de l’expérience en administration des affaires, expérience qu’elle a acquise à la tête d’une entreprise familiale. Elle a aussi dirigé l’Institut canadien de recherche en politiques et administration publiques. Mme Callbeck était ministre libérale de la Santé et des Services sociaux ainsi que ministre responsable des Affaires des personnes handicapées à l’Île-du-Prince-Édouard avant d’être élue première ministre. Elle démissionne de son poste en 1996. Pour plus d’information, consultez cet article de L’Encyclopédie canadienne.

 

26 janvier : En Ontario, 16 000 travailleurs d’hôpitaux représentés par le SCFP déclenchent une grève sauvage; la présidente du SCFP, Grace Hartman, est emprisonnée pendant 30 jours (1981)

Grace Hartman, présidente du SCFP, est incarcérée après avoir facilité une grève illégale. À cette époque, les travailleurs en milieu hospitalier n’ont pas le droit de grève, mais Mme Hartman soutient qu’ils ont droit à la négociation collective. Pour plus d’information, consultez cet article de L’Encyclopédie canadienne.

 

28 janvier : Droit de vote aux élections provinciales accordé aux Manitobaines (1916)

Mock Parliament at Walker TheatreLes Manitobaines deviennent les premières femmes du Canada à pouvoir voter à une élection provinciale et à pouvoir occuper une charge publique. Nellie McClung joue un rôle de premier plan pour étendre ce droit aux femmes de sa province natale et d’ailleurs. De 1912 à 1915, Mme McClung, membre de la Political Equity League, fait avancer la cause du droit de vote. L’initiative est couronnée d’un grand succès et bénéficie d’une couverture médiatique à l’échelle nationale. Les membres organisent une mise en scène et un simulacre de parlement en 1914 pour amasser les fonds nécessaires. Mme McClung y joue le rôle d’une première ministre appelée à prendre une décision sur le droit de vote des hommes. À compter de 1918, les Canadiennes partout au pays obtiennent le droit de voter à une élection fédérale et les autres provinces accorderont le droit de vote aux femmes au cours des 20 années qui suivront. Pour plus d’information, consultez cet article de l’Encyclopédie canadienne

 

29 janvier : Introduction de la formule Rand (1946)

Cette formule doit son nom à Ivan Rand, juge de la Cour suprême, dans la foulée d’une grève contre les installations de Ford à Windsor durant l’automne 1945. C’est une cour d’arbitrage qui met fin à la grève. En vertu de la décision de la cour, il est obligatoire pour tous les travailleurs bénéficiant de la couverture d’une convention collective de verser des cotisations à leur syndicat. La formule Rand fait depuis partie intégrante de toutes les conventions collectives négociées au Canada. De plus, cette formule assure des ressources financières aux syndicats et prévoit des pénalités en cas de violation de l’entente. La formule Rand protège à la fois les travailleurs et les employeurs tout en encourageant la négociation collective. Pour plus d’information, consultezcet article de L’Encyclopédie canadienne

 

30 janvier : Affirmation du droit de grève par la Cour suprême du Canada (2015)

Le droit de grève est garanti en vertu de la Constitution canadienne et de la Charte des droits et libertés. Dans l’affaire opposant la Fédération du travail de la Saskatchewan au gouvernement de la Saskatchewan, la Cour suprême du Canada déclare la Loi sur les services essentiels des services publics inconstitutionnelle au terme d’un vote de 5 contre 4. En l’espèce, le nombre limité de travailleurs du secteur public jugés essentiels et n’ayant donc pas le droit de grève est réduit. La province de la Saskatchewan devra maintenant revoir sa réponse aux grèves tout en assurant le maintien des services essentiels. Pour plus d’information, consultez cet article d’Online Legal Magazine de Slaw Canada.

 

31 janvier : Grève contre Bell Telephone, à Toronto, par 400 femmes téléphonistes (1907)

La grève des « Hello Girls » est très médiatisée et gagne la sympathie du public. Le secteur des téléphonistes, dominée par des femmes, fait face à des réductions de salaire. Les téléphonistes décident donc de débrayer. Ultimement, les grévistes ne réussissent pas à obtenir de meilleurs salaires ou de meilleures conditions de travail, ou encore à se syndiquer, mais la grève a l’avantage de créer un mouvement de solidarité à l’encontre des attitudes selon lesquelles les travailleuses forment une main-d’œuvre soumise. L’employeur, Bell, n’a d’autre choix que de revoir en profondeur le traitement qu’il réserve à ses employés pour les fidéliser. Pour plus d’information, consultez cet article de Labour/Le Travail (en anglais seulement).