Brault Martineau force 37 syndiqués au lock-out à son magasin de Laval

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Montréal, le 22 mars 2016 — Les 37 conseillers vendeurs du Brault & Martineau de Laval ont été mis en lockout par leur employeur lundi matin. Le syndicat des Travailleurs et Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce, section locale 501 (TUAC 501) déplore l’inflexibilité de l’employeur qui a préféré rompre le dialogue avec ses employé(e)s plutôt que de négocier de bonne foi avec eux termes de leur contrat de travail. D’ailleurs, celui-ci s’est présenté à la table de négociation en mode confrontation opposant un refus catégorique aux demandes des salariés concernant les salaires, le ratio de vendeurs, les assurances et la visite en magasin du représentant syndical. Au terme de cette rencontre, la partie syndicale a demandé la nomination d’un conciliateur pour dénouer l’impasse. Une requête en bonne et due forme a été faite auprès du ministère du Travail et une rencontre de conciliation est prévue pour la fin du mois de mars. 

 « On s’explique mal la décision de l’employeur. Les salariés sont déterminés à lutter pour conserver leurs droits et nous serons à leurs côtés tout au long de ce processus. Nous espérons que les discussions que nous aurons lors de la rencontre devant la conciliatrice soient concluantes afin de permettre à ses travailleurs et travailleuses de retourner en magasin pour offrir aux consommateurs l’excellent service auquel ils ont droit », déclare Alain Lachaîne, président des TUAC 501.

Rappelons que les vendeurs du magasin de Laval sont syndiqués depuis le 7 décembre 2015. Les travailleuses et les travailleurs de ce groupe ont choisi d’adhérer aux TUAC 501 afin d’améliorer notamment leurs conditions de travail qui ne cessent de se dégrader et maintenir leur niveau de salaire. Parmi les motifs qui ont motivé leur décision de se syndiquer, notons les effets négatifs qu’aura la vente en ligne qui risque de placer les vendeurs dans une précarité d’emploi, car ces derniers sont payés entièrement à la commission sans aucun salaire de base. Ils n’obtiendront donc aucune rémunération chaque fois qu’un client prendra des renseignements en magasin, mais choisira de faire un achat en ligne. De plus, ils ne sont pas payés pour le temps passé avec un client qui revient en magasin pour recevoir les explications sur un produit acheté en ligne. À cela s’ajoute le fait que depuis bon nombre d’années, l’employeur modifie régulièrement à la baisse les marges de profits des articles de sorte que les conseillers/conseillères à la vente ont vu leur salaire annuel diminuer, et ce, même si le total de leurs ventes était supérieur à l’année précédente.