Adidas et Reebok boudent le Québec

Montréal, le jeudi 7 janvier 2016 – La compagnie Adidas, qui possède également la marque Reebok, a décidé d’expédier ses commandes au Québec à partir d’un entrepôt ontarien, délaissant ainsi son centre de distribution de Montréal. Cela entraînera le 26 février prochain la perte de 59 emplois syndiqués à l’entrepôt de Sport Maska à Ville St-Laurent.

C’est le dernier épisode d’une longue série de délocalisations d’emplois pour cette compagnie. Alors que l’usine de fabrication d’équipements de hockey Sport Maska de Saint Jean-sur-Richelieu employait quelque 850 personnes au milieu des années 1990, seulement 35 y travaillent encore aujourd’hui, en raison des délocalisations.

« C’est déplorable de bouder ainsi le Québec. Comment peut-on penser qu’il est plus rentable d’expédier son matériel aux quatre coins du Québec à partir du centre de l’Ontario. C’est rire des Québécois», déplore le représentant syndical Michel Courcy.

Le Syndicat des Métallos veillera à ce qu’un comité de reclassement soit mis en place pour aider les travailleurs licenciés à trouver un nouvel emploi.

« Les fleurons de l’industrie du sport, et plus particulièrement du hockey, délaissent le Québec les uns après les autres depuis les années 1990. Il y a eu Bauer-Nike à Saint-Jérôme et Sport Maska (Adidas-Reebok) à St-Jean-sur-Richelieu qui ont aboli des centaines et même des milliers d’emplois. Maintenant, voilà qu’Adidas-Reebok pousse jusqu’à délocaliser en Ontario même la distribution de ses vêtements et chaussures de sport. Cela dénote un certain manque de considération pour le marché du Québec », poursuit Michel Courcy.