1944: Adoption de la loi sur les relations ouvrières

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En 1944, grande victoire pour le mouvement ouvrier! Le gouvernement libéral d’Adélard Godbout, soucieux de ne pas voir le fédéral empiéter sur les compétences provinciales, adopte la Loi sur les relations ouvrières, la plus grande avancée pour les organisations syndicales depuis l’obtention du droit d’association en 1872.

Cette nouvelle loi est adoptée quasiment simultanément avec ses équivalents ontarien et fédéral. Directement tributaire du Wagner Act américain de 1935, le contexte social dans lequel cette loi est créée diffère de son pendant américain. Au Québec, cette intervention étatique favorable au syndicalisme et à la négociation collective vise au maintien de la paix industrielle en cette période trouble contrairement aux États-Unis où elle est proposée dans le contexte d’une relance économique.

Elle oblige notamment l’employeur à négocier de bonne foi avec un syndicat formé de 60 % et plus des travailleurs et travailleuses d’une unité de production. Elle prévoit aussi qu’un syndicat a le pouvoir de représenter tous les employés de l’unité de négociation, non seulement ses membres.

Ancêtre du Code du travail, les principes de cette loi, qui protège et favorise le droit des travailleurs à la négociation collective, sont encore de nos jours à la base du système de relations du travail.