18 avril 1940: Droit de vote et d'éligibilité des Québécoises

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Le 18 avril 1940 est enfin adoptée la loi accordant de droit de vote aux femmes.

Les pressions avaient été si fortes auparavant de la part de la population, des instances politiques et religieuses contre le droit de vote des femmes que les Québécoises ont dû attendre 20 ans de plus que les autres Canadiennes avant de pouvoir voter dans leur province.

Avant d’y parvenir, les suffragettes ont passé des années à se battre pour ce droit. De 1922 à 1939, pas moins de 13 projets de loi ont été rejetés à l’Assemblée nationale. Le mouvement pour le droit de vote des femmes avait été dirigé par Thérèse Casgrain, dès le début des années 1920.

Après la victoire d’Adélard Godbout en 1939, plusieurs lettres et pétitions parviennent de partout au Québec rappelant les promesses qu’il avait fait en campagne concernant le droit de vote pour les femmes. Malgré les oppositions persistantes du clergé et des « antisuffragistes », Godbout va de l’avant en proposant un projet de loi sur le suffrage féminin.

La lutte des femmes suffragettes a permis oui de reconnaître le droit de vote aux femmes, mais aussi de leur donner une voix et de faire valoir leur point de vue dans l’espace public au plus haut niveau, le Parlement, et sortir de leur rôle traditionnel dans lequel elles étaient confinées depuis longtemps.

En 1961, Claire Kirkland-Casgrain devient la première femme de l’histoire du Québec élue députée à l’Assemblée nationale, pavant ainsi la voie du changement.