2012-10-25 14:20
Nouvelle
Reprise des travaux à l’Assemblée
nationale
L’Alliance sociale fait connaître ses
attentes
Éducation :
un sommet dans les meilleurs délais
Les membres de l’Alliance sociale croient toujours que
l’augmentation des frais de scolarité menace l’accessibilité,
l’égalité des chances et la diversité socioéconomique de la
population étudiante. Les membres de l’Alliance se réjouissent de
la décision du gouvernement Marois d’abolir la hausse des droits de
scolarité et de son engagement à tenir, dans un avenir rapproché,
un sommet sur le financement de l’éducation postsecondaire. Elle
souhaite toutefois que le gouvernement mette en place rapidement
les balises nécessaires pour la tenue d’un débat éclairé.
Réengagement de l’État
L’Alliance souhaite un réengagement réel de l’État dans la
dispensation et la revalorisation des services publics de qualité,
dont une éducation accessible de la petite enfance jusqu’à
l’université, des soins de santé universels et satisfaisants pour
l’ensemble de la population, des plus jeunes aux plus âgés, des
services gouvernementaux efficaces à la population et cela, dans un
environnement sain et respectueux des conditions de travail de
centaines de milliers de salariés qui donnent ces services.
L’Alliance poursuivra donc sa lutte contre la privatisation et la
tarification des services, contre le principe d’utilisateur-payeur
et pour une meilleure prise en charge collective des besoins de la
population.
Vie de qualité à la
retraite
Près de 40 % de la population active du Québec n’a aucune épargne
en vue de la retraite et 44 % des retraités québécois de 65 ans ou
plus reçoivent le Supplément de revenu garanti, une mesure sociale
destinée aux plus démunis. Plus de 60 % de la population active
n’ont aucune participation dans les régimes complémentaires de
retraite. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et la conclusion est
claire : la couverture des travailleurs et des travailleuses à la
retraite est insuffisante pour au moins, sinon plus de la moitié
des Québécois et des Québécoises. Il est temps de s’en occuper,
d’autant plus que le régime volontaire de retraite contenu dans le
dernier budget libéral, qui ne comporte aucune obligation pour les
employeurs d’y cotiser, constitue un leurre qui ne permettra pas
aux travailleuses et aux travailleurs d’accéder à un revenu décent
à la retraite.
L’Alliance aimerait que le dossier de la retraite devienne une
priorité pour le gouvernement. Aussi, elle est d’accord avec
l’engagement électoral du Parti québécois de protéger les régimes
de retraite des travailleurs et des travailleuses dans le cas d’une
vente, d’une restructuration ou d’une faillite.
Un développement économique
équitable
L’État doit également se réengager dans le secteur économique, en
intervenant directement et efficacement, afin que le Québec tout
entier profite des fruits du labeur quotidien des travailleuses et
des travailleurs québécois. L’Alliance se réjouit du fait que le
gouvernement Marois se préoccupe de la question des redevances
ainsi que de la deuxième et de la troisième transformation. De tels
projets doivent profiter réellement à la société québécoise et être
développés dans le respect et avec la mise à contribution des
communautés locales, dans une perspective de développement durable.
De cette manière, nous nous approcherons davantage de l’objectif
d’une meilleure redistribution de la richesse au sein d’une
économie dynamique et productive.
Le Québec, mûr pour un bon débat
sur la fiscalité
L’Alliance sociale est déçue de la décision du gouvernement de
renoncer à abolir la taxe santé et souhaite que cet engagement soit
respecté dès que les conditions le permettront. Cependant, toute
l’agitation médiatique autour de la taxe santé a eu le mérite de
mettre au cœur des débats la richesse et son partage. L’Alliance
estime que le Québec est mûr pour une bonne réflexion structurée et
constructive sur la fiscalité : nous souhaitons que le gouvernement
lance un vaste débat public pour notamment juger du bien-fondé de
certains avantages fiscaux consentis aux plus riches, revoir
l’imposition des dividendes et des gains en capital, évaluer la
possibilité d’ajouter un palier d’imposition et lutter contre
l’évasion fiscale. Ainsi, le gouvernement Marois sera à même de
rétablir une plus grande justice dans le régime fiscal du Québec.
En outre, l’Alliance sociale invite le gouvernement du Parti
québécois à renoncer pour le moment à l’atteinte de l’équilibre
budgétaire. L’économie québécoise roule à un rythme inférieur aux
attentes et le gouvernement fait face à des engagements financiers
plus lourds que prévu. Un retour précipité à l’équilibre budgétaire
se ferait nécessairement au détriment de la qualité et de
l’accessibilité aux services publics et de la stimulation de
l’économie.
Enfin, l’Alliance compte sur le gouvernement du Québec pour exiger
un rehaussement substantiel de la contribution fédérale pour
soutenir les provinces, tout en respectant les champs de
compétence. Elle compte également sur lui pour convaincre les
employeurs d’investir dans la formation de la main-d’œuvre, le
maintien et la création d’emplois de qualité et la valorisation du
savoir-faire québécois.
Les organisations membres de l’Alliance sociale s’engagent à
défendre et à présenter ces objectifs sur toutes les tribunes dont
elles pourront disposer.
Les membres de l’Alliance
sociale
L’Alliance sociale représente plus d’un million de membres. Elle
regroupe l'Alliance du personnel professionnel et technique de la
santé et des services sociaux (APTS), la Centrale des syndicats
démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux
(CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération
étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération étudiante
universitaire du Québec (FEUQ), la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), le Syndicat de la fonction publique
et parapublique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles
et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).