« Le Plan Nord devrait être une
occasion de développer le Nord québécois en fonction des besoins
des Premières Nations, des Inuits et de l'ensemble des Québécois.
C'est une occasion en or de solidariser tout le Québec en fonction
d'un développement durable de notre bien commun », a déclaré Louis
Roy, président de la Confédération des syndicats nationaux.
« Nous demandons au gouvernement Charest de tenir une véritable
consultation sur le Plan Nord et que cette dernière se fasse dans
le respect des communautés locales », a insisté Patrick Rondeau,
conseiller régional de la Fédération des travailleurs et des
travailleuses du Québec. « Cette consultation devra traiter de la
création d’emplois, des retombées économiques pour le Québec et de
la protection de l’environnement. »
Selon Andrée-Anne Vézina, coordonnatrice de l’Institut du
développement durable de l’assemblée des Premières Nations du
Québec et du Labrador, « le Plan Nord aura un impact majeur sur les
droits des communautés autochtones. Pourtant le processus de
consultation est désuet et incomplet et plusieurs Premières Nations
ont été mises de côté alors que leur consentement est un
incontournable ».
Or, la déléguée de la Coalition large de l’association pour une
solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et membre de son comité aux
luttes sociales, Rushdia Mehreen dénonce qu’« avec le Plan Nord, le
gouvernement Charest est en train de détruire l’environnement et
voler les terres ancestrales autochtones. De plus, en n’écoutant
pas les étudiantes et les étudiants, il compromet l’avenir de la
société québécoise. Le gouvernement libéral de Jean Charest est
incapable de répondre aux crises, tant sociale qu’écologique au
Québec. Il nous faut des états généraux et des consultations, bref,
un gouvernement à l’écoute, pour régler ces crises ».
« Même constat pour les enseignantes et enseignants d’Amérique
latine que pour celles et ceux du Québec, soit de lutter contre la
marchandisation de l’éducation », a souligné Michèle St-Denis,
militante du Réseau des professeur-e-s contre la hausse des droits
de scolarité.
Marie-Josée Paquette-Comeau, représentante de la jeunesse
québécoise, a annoncé que « ce matin a été déposée une déclaration
québécoise de la jeunesse qui est une initiative appuyée par les
Établissements vert Bruntland, la CSQ et Oxfam-Québec ».
Pour Raphaël Canet du collectif UNIAlter, « on constate une
fracture grandissante entre les gouvernements et les peuples. Les
populations ne se sentent plus représentées et les organisations de
la société civile n’ont d’autre choix que de se mobiliser afin de
promouvoir des propositions alternatives. Le fait que la délégation
de la société civile québécoise à Rio+20 soit si nombreuse et
diversifiée est une source d’espoir ».
« Le Sommet des peuples nous inspire par sa démarche unitaire et sa
volonté de faire converger les luttes vers un but commun », s’est
réjoui Michel Lambert, directeur général d’Alternatives dont
l'organisation est aussi membre du comité organisateur du Sommet de
Rio. « Nous travaillons déjà à mettre en place un Forum social
pancanadien regroupant les groupes sociaux de manière à contrer les
politiques de droite du gouvernement Harper. »
Les organisations profiteront des deux dernières journées du Sommet
des peuples pour favoriser la convergence entre les mouvements
sociaux, développer de nouvelles alliances et élaborer des
stratégies et plans d’action communs. Le Sommet des peuples vise
d’ailleurs à identifier les raisons de la crise environnementale et
sociale et à identifier les solutions et actions pour y remédier.
À propos du Sommet des peuples
pour la justice sociale et environnementale, contre la
marchandisation de la vie et pour la défense des biens
communs :
Le Sommet est un espace où les mouvements sociaux et organisations
de la société civile brésilienne et mondiale abordent la question
de la crise socio-environnementale de manière globale, en remettant
sérieusement en question le modèle de production et de consommation
dominant, en questionnant le capitalisme et en mettant l’accent sur
la souveraineté des peuples et la justice climatique. Plus de 100
000 personnes se sont rassemblées au Sommet, qui se déroule du 15
au 23 juin, afin de participer à plus de 1600 activités. L’ensemble
de ces activités convergent vers l’adoption d’une déclaration des
peuples qui sera rendue publique le 22 juin.
http://cupuladospovos.org.br/fr/
À propos de la Délégation
québécoise au Sommet des peuples de Rio+20 :
En plus des délégations des organisations présentes à Rio
mentionnées plus haut, une délégation composée de 77 personnes et
coordonnée par les Initiatives Internationales des YMCA du Québec,
le collectif UNIAlter et Alternatives. Elle est formée d’étudiantes
et d’étudiants, de jeunes autochtones, de militantes et militants
écologistes, de représentantes et représentants du milieu syndical
et d’autres organisations du monde communautaire et de la
solidarité internationale. Au total, les membres sont issus de 27
organisations de la société civile québécoise, ainsi que de quatre
universités et deux cégeps.
http://quebecrioplus20.blogspot.ca