2010-02-04Nouvelle
Réplique de René Roy aux attaques de
l’empire Péladeau contre les fonds de travailleurs et le mouvement
syndical
Montréal jeudi le 4 février 2010
La commande vient d’en haut
René Roy, l’auteur est secrétaire général de la Fédération des
travailleurs et travailleuses du Québec et vice-président du
conseil d’administration du Fonds de solidarité de la FTQ
Le secrétaire général de la FTQ, René Roy
Non content de sa sortie intempestive, rétrograde et d’un
anti-syndicalisme primaire à l’occasion de la Rencontre économique,
voilà que le magnat Péladeau crache son venin tous azimuts sur les
fonds de travailleurs québécois. Que des journalistes sollicitant
des entrevues sur la FTQ et le Fonds de solidarité admettent
candidement que « la commande vient d’en haut » en dit long sur la
volonté de Pierre-Karl Péladeau d’en découdre avec des syndicats
qui osent lui tenir tête.
Lorsque Canal Argent, TVA et le Journal de Montréal (dans la mesure
où on peut encore qualifier de journal cette feuille de chou
concoctée par des cadres et des scabs) tirent simultanément à
boulets rouges sur des outils de développement économique, de
sauvegarde et de création d’emplois que les travailleurs se sont
collectivement donnés, il y a lieu de s’inquiéter sur la définition
de la liberté de presse, de la liberté d’expression que le
président de Quebecor détourne allègrement pour justifier ses
attaques vicieuses.
Lorsqu’on sait très bien que les gouvernements ont un retour
complet sur leur investissement en crédits d’impôt dans un délai
maximum de 3 ans, lorsqu’on sait que la bonne gouvernance et
l’expertise externe dans les choix d’investissement sont des
incontournables pour le Fonds de solidarité, pourquoi semer le
doute par des allégations, des suppositions?
Que Pierre-Karl Péladeau refuse de relayer la publicité du Fonds de
solidarité sur les multiples plates-formes de Quebecor, sous
prétexte que nous refusons qu’elle paraisse dans le Journal de
Montréal, nous voulons bien avaler la pilule en méditant très
profondément sur le véritable sens de la convergence à la Péladeau.
Mais qu’il s’engage dans une véritable vendetta contre des
institutions qui ont contribué à sauvegarder et créer près de 150
000 emplois tout en soutenant la PME là où d’autres institutions
prêteuses font la sourde oreille, la pilule ne passera jamais. En
fait, il semble avoir oublié entre autres que c’est avec l’argent
des travailleurs et travailleuses du Québec qu’il a pu faire
l’acquisition de Videotron par le biais de la Caisse de dépôt du
Québec, qui a injecté 2,2 milliards de dollars dans cette
transaction.
Par ailleurs, je vous invite à regarder dans votre propre cour et
questionnez-vous sur votre apport à la dégradation du climat des
relations de travail au Québec par votre attitude intransigeante et
votre propension à vouloir cadenasser tout ce qui semble déroger un
tant soit peu à votre vision du monde.
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