Montréal, le
5 décembre 2012 – La Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), par la voix de son secrétaire
général, Daniel Boyer, se dit satisfaite du projet de loi 14,
notamment parce qu’il ramène la francisation des lieux de travail
et de l’éducation comme axe prioritaire et qu’il précise les
responsabilités des principaux acteurs de la société et, à juste
titre, celles de l’administration gouvernementale.
« C’est un projet de loi
courageux, explique Daniel Boyer, qui ramène l’esprit et l’âme de
la loi 101 et qui interpelle toute la société. Je tiens à souligner
qu’il ajoute à la loi originale une dimension très importante,
celle des communautés culturelles. »
« L’assujettissement de
l’ensemble des entreprises et l’imposition de balises plus étroites
pour les entreprises de 26 à 49 employés étaient une revendication
de la FTQ depuis plusieurs années et nous espérons que la
réglementation en facilitera la mise en application. Plusieurs
personnes immigrantes se retrouvent dans les plus petites
entreprises, souvent non syndiquées, et nous croyons que, de cette
façon, le français comme langue de travail pourra améliorer leur
intégration à la société québécoise. »
Le 5 décembre 2012 – C’est aujourd’hui à Laval
que débute la conférence nationale du réseau des délégués sociaux
et des déléguées sociales de la FTQ à laquelle prendra part plus de
300 personnes jusqu’à demain, le jeudi 6 décembre. Il y a trente
ans que des militantes et des militants de la FTQ s’investissent
comme délégués sociaux dans ce réseau. Trente ans d’engagement,
d’écoute et de soutien auprès de travailleurs et travailleuses
ayant vécu différents problèmes (alcoolisme, toxicomanie et autres
dépendances, problèmes de santé mentale, état suicidaire, etc.).
Présentations de conférenciers et de spécialistes, discussion en
ateliers et panel sur les enjeux et les défis de l’avenir, tels
sont les points forts de ces deux journées, dont vous pouvez
trouver le programme ici : L’ouverture, les conférences et la
clôture de l’événement peuvent être visionnées en direct à
l’adresse Internet ci-dessous. http://goo.gl/Of6Jd
Montréal, 29
novembre 2012. – « On ne
s’étonnera pas de voir que les secteurs public et parapublic ne
sont plus attrayants pour de nombreux travailleurs et travailleuses
du Québec. Avec des salaires accusant en général un retard de
16,4 % par rapport au secteur privé syndiqué, on comprendra
facilement que les chercheurs d’emploi se tourneront plutôt du côté
du privé que du public. Les personnes qui prennent soin des malades
dans les établissements de santé et celles qui s’occupent des
enfants dans les écoles méritent davantage. » C’est
ainsi que le président de la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, a réagi à la
publication du rapport sur la comparaison de la rémunération des
salariés des secteurs public et parapublic publié aujourd’hui par
l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Les données de l’ISQ
indiquent que, par rapport à l’ensemble des autres salariés
québécois, syndiqués et non syndiqués, les salaires au public et au
parapublic sont inférieurs de 11,2 % et la rémunération
globale, salaires et avantages sociaux confondus, de 6,1 %.
Montréal, 27
novembre 2012 — Le rapport publié aujourd’hui par l’Office
québécois de la langue française, « Langue du travail −
Rapport sur l’évolution de la situation linguistique au Québec un
constat qui appelle à la vigilance », soulève des questions
importantes. La Fédération des travailleurs et travailleuses du
Québec (FTQ) demande que des réponses soient apportées dans les
prochains mois. Une métropole à
bout de souffle « Après
avoir appris que Montréal accueille pas loin de 90 % des
personnes immigrant au Québec, que près de 25 % d’entre elles
ne parlent pas le français et que plus de 10 % échapperont à
la francisation, nous demandons au nouveau gouvernement de mettre
en place rapidement une véritable politique d’intégration des
nouveaux arrivants. On ne peut plus se contenter de vœux
pieux. » C’est en ces termes que le secrétaire général de la
FTQ commente le rapport en question. « On sait qu’un grand nombre de nouveaux
arrivants trouveront un emploi dans les petites entreprises,
ajoute-t-il, celles qui comptent moins de 50 employés. Or, il
s’agit là d’une porte d’entrée sur le marché du travail très peu
balisée en ce qui concerne les exigences linguistiques. Peu
syndiquée, cette catégorie d’entreprise échappe à la plupart des
obligations de francisation. Il faut donc que le nouveau
gouvernement se penche rapidement sur cet état de fait qui dure
depuis trop longtemps, et qui appelle on ne peut plus à la
vigilance. »
À trois semaines d’une conférence des
ministres des Finances des provinces portant sur l’avenir du Régime
de pensions du Canada, la Fédération des femmes du Québec, le
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail et les
responsables politiques de la condition féminine de nombreuses
organisations syndicales (APTS, CSN, CSQ, FIQ, FTQ, SFPQ, SPGQ)
réclament la prise en compte des femmes et de leurs besoins dans
les décisions. « Les
gouvernements québécois et canadien doivent tenir compte des
réalités des femmes dans la planification des politiques publiques
entourant la retraite. On se demande si aujourd’hui, quelqu’un s’en
soucie », déclarent les représentantes. « Nous demandons à Nicolas Marceau,
ministre des Finances, et à Agnès Maltais, ministre responsable de
la Condition féminine et du Régime des rentes du Québec, de
respecter les engagements du Parti Québécois en matière de
retraite. Celui-ci s’est en effet engagé à assumer un rôle de
leadership dans la rencontre fédérale-provinciale afin d’obtenir un
accord de principe autour de la bonification du Régime des pensions
du Canada ouvrant la voie à une bonification du Régime des rentes
du Québec », appellent les représentantes.
Québec, 20
novembre 2012 – À la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), la déception est grande. Présent à
Québec pour l’étude des documents budgétaires, le président de la
centrale syndicale, Michel Arsenault, n’a pas hésité à montrer son
désappointement vis-à-vis un budget visiblement fabriqué pour
plaire aux agences de notation et aux partis de l’opposition. «
Le budget 2013-2014 présenté
aujourd’hui par Nicolas Marceau est loin de répondre à nos
attentes. Oui, il est question de redevances minières, de deuxième
et de troisième transformation, de stimulation de l’investissement,
mais toutes les marges éventuellement dégagées sont promises au
Fonds des générations. Après l’obsession du déficit zéro, on est en
train d’assister à l’obsession de la réduction de la dette,
soi-disant pour des raisons intergénérationnelles. Mais le meilleur
héritage qu’on peut laisser aux générations actuelles et futures,
c’est une société qui peut leur assurer de bons emplois, des
activités économiques prometteuses ainsi que des systèmes publics
de santé et d’éducation de qualité, où l’État joue pleinement son
rôle.
Montréal,
lundi 19 novembre 2012 – Devant les multiples
affaiblissements qu’a subis la Charte de la langue française et
face à l’urgence de contrer le recul du français, les principaux
syndicats du Québec, dont la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ) et les organismes nationaux voués à
la promotion du français au Québec se sont regroupés afin de former
la coalition Partenaires pour un Québec français (PQF). Ils
comptent mettre en œuvre une campagne nationale visant à mobiliser
toutes les forces de la société civile autour de l’objectif de
faire du français la véritable langue publique commune de toutes
les Québécoises et de tous les Québécois. Lors d’une conférence de
presse à la Maison Ludger-Duvernay, les membres de PQF ont rendu
publiques les grandes lignes de leurs revendications. Ils mettent
de l’avant une série de mesures structurantes dans plusieurs
domaines tels que le travail, le commerce et les affaires,
l’administration publique, l’enseignement ainsi que la culture.
Étaient présents à cette occasion : Jacques Létourneau, président
de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Louise Chabot,
présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Pierre
Saint-Germain, président de la Fédération autonome de
l’enseignement (FAE), Louise Mercier, vice-présidente de la
Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ),
Paul de Bellefeuille, représentant du Syndicat de la fonction
publique et parapublique du Québec (SFPQ), Chantale Trottier,
présidente du Mouvement national des Québécois et Mario Beaulieu,
président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM).
Montréal, le
14 novembre 2012 — Bien que l’atteinte du déficit zéro
demeure un objectif important, la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ) demande au gouvernement Marois de
reporter au moins d’un an le retour à l’équilibre budgétaire. Selon
le président de la centrale syndicale, Michel Arsenault, au moins
deux raisons suffisantes militent en faveur de cette nécessité. «
Tout d’abord, l’état fragile de
l’économie mondiale, particulièrement en Europe, aux États-Unis et
même en Chine, risque d’avoir des répercussions au Québec comme au
Canada. Ensuite, l’état des finances publiques ne laisse présager
rien de bon quant aux sommes nécessaires à l’amélioration et à la
consolidation des services publics ainsi qu’à la stimulation de
l’activité économique. Les
deux ingrédients les plus susceptibles de plonger le Québec dans le
marasme, ajoute le dirigeant syndical, sont l’obsession à tout prix
du déficit zéro et la renonciation aux investissements dans les
infrastructures. C’est malheureusement ce que j’entends ces
jours-ci et cela m’inquiète grandement.
Un 14 novembre pour l’emploi et la
solidarité en Europe
Montréal, le
mercredi 14 novembre 2012 - La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ
répondent à l’appel de la Confédération syndicale internationale
(CSI) et unissent leurs voix à celle de la Confédération européenne
des syndicats (CES) pour lancer un message de solidarité aux
syndicats européens qui se mobilisent dans le cadre de la journée
d’action pour l’emploi et la solidarité, le 14 novembre 2012, et
pour dénoncer les mesures d’austérité. Pour les représentants de la
CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ, il est important que les
organisations syndicales s’opposent aux mesures d’austérité.
Celles-ci, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les
déséquilibres et créer des injustices. « Les populations
européennes subissent brutalement les politiques d’austérité qui,
quant à nous, ne constituent en rien un exemple à suivre. Nous
mettons en garde nos gouvernements qui seraient tentés de prendre
cette voie, notamment dans leurs prochains budgets. En Europe, ce
sont maintenant les marchés qui dictent les politiques des
gouvernements, ce qui compromet grandement la démocratie et le rôle
que les citoyennes et les citoyens attendent de l’État. Loin de
sortir les États de leur marasme économique, les politiques
d’austérité les y ont enfoncés encore plus. Non seulement ces
politiques ne sont pas la solution, elles font partie du problème
», ont déclaré les porte-parole syndicaux québécois.
Montréal,
mardi 13 novembre 2012 – La Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ) ne peut qu’applaudir à l’adoption
unanime, par l’Assemblée nationale du Québec, d’une motion exigeant
du gouvernement fédéral qu'il renonce aux modifications prévues à
la Loi sur l’assurance-emploi (projet de loi C-38). Impact négatif pour les victimes du
chômage « Il va falloir
que les députés conservateurs du Québec reviennent sur terre et
prennent conscience des conséquences néfastes de la réforme de
l’assurance-emploi pour les hommes et les femmes qui ont la
malchance de perdre leur emploi. Cette réforme est particulièrement
odieuse pour les personnes occupant un travail saisonnier ou qui
vivent dans les régions éloignées», a déclaré le secrétaire
général de la FTQ, Daniel Boyer. Une réforme régressive « Les
travailleurs et les travailleuses ne sont pas dupes. Ils savent
très bien que le gouvernement conservateur de Stephen Harper agit
par pure idéologie et qu’il méprise les hommes et les femmes qui,
jour après jour, triment dur pour faire vivre leur famille. Il faut
saluer ici le courage des parlementaires de l’Assemblée nationale
qui, contrairement aux députés conservateurs, se tiennent debout et
dénoncent ce mauvais projet de loi.