Pour la
cinquième fois d’affilée, une nouvelle patinoire pour les jeunes en
milieux moins favorisés a été inaugurée à Montréal, à l’initiative
de la Fondation des Canadiens pour l’enfance et de son programme
Bleu-Blanc-Bouge. Ce projet clôture un partenariat de cinq
ans avec la FTQ, le Fonds de solidarité FTQ et, plus
particulièrement, les syndicats des cols bleus de la Ville de
Montréal et de la FTQ-Construction. Une étude du Groupe de
recherche sur les espaces festifs de l’UQAM a confirmé que les
jeunes sont plus actifs, qu’ils tissent de nouvelles amitiés et
qu’ils sont d’autant plus fiers de leur quartier. Ces patinoires,
plus spécifiquement, donnent aux jeunes immigrants et à leur
famille l’occasion de connaître le sport national du Québec, le
hockey, et de s’intégrer encore plus facilement. L’été, l’espace
est transformé en terrain de basketball.
Québec, le 30
janvier 2013. − Bien que la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), ainsi que les syndicats
d’Hydro-Québec affiliés à la FTQ (syndicat des employé-e-s de
métiers (SCFP-1500), syndicat des employé-e-s de techniques
professionnelles et de bureau (SCFP-2000), syndicat des
technologues (SCFP-957) et syndicat des spécialistes et
professionnels (SCFP-4250)) aient signifié leur désaccord, à
plusieurs reprises, avec la fermeture de la centrale Gentilly-2,
tous participaient aujourd’hui de bonne foi aux audiences de la
commission parlementaire. « Ce que la FTQ tient d’abord à
dire c’est que, avec un préavis de fermeture d’à peine trois mois,
le gouvernement et l’employeur se doivent d’être très respectueux
dans la gestion de cette fermeture », explique le président de la
FTQ, Michel Arsenault. « Il est primordial que cela se fasse en
tenant compte des besoins et des droits de tous les travailleurs et
travailleuses de Gentilly-2. On ne saurait se priver, dans ce
cadre, d’un comité de reclassement, c’est un outil incontournable.
Le plan de diversification économique se doit aussi de stimuler la
croissance de Bécancour et de Trois-Rivières », ajoute-t-il.
La FTQ a adressé au gouvernement une dizaine de revendications,
dont celle de surseoir à la suppression de 2000 postes chez
Hydro-Québec annoncée lors du dernier budget, afin de permettre aux
700 personnes frappées par la fermeture de Gentilly-2 de se
replacer. Consulter le mémoire sur les impacts reliés au
déclassement de la centrale nucléaire Gentilly-2 et le plan de
diversification économique pour les secteurs du Centre-du-Québec et
de la Mauricie.
Montréal, le 11 janvier 2013. − La Fédération
des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et la Fraternité
des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec,
section locale 592 (FTPQ-592), annoncent la conclusion d’un accord
de principe entre le gouvernement du Québec et les représentants
des travailleurs. « Il s’agit d’un accord sur un contrat de travail
de 5 ans qui permettra aux travailleurs et travailleuses
d’améliorer leurs conditions de travail et, par le fait même, les
services à la population. Il faut s’en féliciter et souligner
l’apport du ministre de la Santé, Réjean Hébert, à l’aboutissement
de cette négociation », a déclaré le secrétaire général de la FTQ,
Daniel Boyer. « Cet accord de principe sera soumis dans les
prochains jours aux 1 700 membres de la Fraternité. L’entente
comporte notamment des gains importants en ce qui a trait à la
bonification du régime de retraite, à la réduction de l’échelle
salariale et au temps supplémentaire », ajoute le porte-parole
syndical à la table de négociation et conseiller syndical au
FTPQ-592, Yves Imbault. « Cet accord n’aurait pas été possible sans
la solidarité et la détermination des 1 700 paramédicaux membres de
la Fraternité, qui n’ont cessé d’avoir à cœur la qualité des soins
et des services donnés à la population du Québec », a conclu le
président du FTPQ-592, Benoit Cowel.
Montréal, le
3 janvier 2013. — Pour la FTQ, le bilan de l’année 2012 n’a
rien d’enviable. Comme dans toute chose, il y a de bons aspects,
mais cette fois-ci, le négatif l’emporte sur le positif. Si les
principaux acteurs y mettent toute leur volonté, la bonification,
en 2013, des régimes publics de retraite et le développement d’une
véritable stratégie économique au service du Québec pourraient voir
cette tendance inversée. Les « grands » dossiers occupent
habituellement les premières lignes des bilans que la majorité des
observateurs font de l’activité politique et socio-économique. À la
FTQ nous croyons cependant qu’à côté de ces dossiers d’éclat, les
luttes des travailleurs et des travailleuses pour améliorer leurs
conditions de vie et de travail font figure d’enfant pauvre. Voilà
pourquoi nous tenons à rappeler d’entrée de jeu quelques-unes des
batailles livrées par nos syndicats lors de la dernière année, tout
en souhaitant qu’elles s’impriment dans notre mémoire collective.
Lock-out, grèves et
fermetures Mentionnons le lock-out de six mois qui a frappé
les 780 employés de l’usine d’Alma de Rio Tinto Alcan, les
concessions arrachées par les Produits forestiers Résolu et Kruger,
le ravage effectué dans les régimes de retraite chez White Birch,
la lutte en défense des travailleuses domestiques, la bataille
contre le déménagement du centre d’opération d’Air Canada à
Toronto, celle contre la délocalisation d’Aveos, Mabe et
Electrolux, les fermetures de Zellers, la dénonciation de l’absence
ou de la défectuosité des mesures de santé et de sécurité du
travail sur les chantiers, la grève de trois mois des salariés de
la Commission de la construction du Québec, les laissés pour compte
de Gentilly-2 et de la région de l’amiante… Ailleurs, comme à
Havre-Saint-Pierre, c’est la population tout entière qui a exigé
d’Hydro-Québec, et qui a finalement gagné, qu’elle y installe son
centre d’entretien du chantier La Romaine et qu’elle priorise
l’embauche locale. À Rimouski, la même société d’État coupe dans
les emplois syndiqués et recourt à la sous-traitance.
Montréal, le
18 décembre 2012. − À l'occasion de la Journée
internationale des migrants du 18 décembre, le Front de défense des
non-syndiquéEs, appuyé par l’Association des aides familiales du
Québec (AAFQ), le Comité d’action contre la traite humaine interne
et internationale (CATHII), le Centre international de solidarité
ouvrière (CISO), le Centre justice et foi, le Centre des
travailleuses et travailleurs immigrants (CTI), la Confédération
des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), interpelle le gouvernement du Québec
pour qu’il respecte ses obligations envers les travailleuses et les
travailleurs migrants temporaires. Il doit veiller à une réelle
application, pour ces personnes, des différentes lois du travail au
Québec et au respect des droits fondamentaux établis par la Charte
québécoise des droits et libertés de la personne. Il doit également
légiférer pour abolir certaines exclusions, notamment celle des
travailleuses domestiques du régime de santé et sécurité au travail
et celle restreignant l’accès à la syndicalisation. Toutes les
personnes salariées du Québec devraient avoir le droit de se
syndiquer et d’avoir droit à des conditions de travail décentes,
sans discrimination.
Montréal, le
18 décembre 2012. − Des organisations syndicales
représentant 1,2 million de travailleuses et de travailleurs
québécois demandent au gouvernement conservateur de surseoir à
l’application du règlement instaurant une nouvelle définition
d’emploi convenable aux fins d’admissibilité au programme
d’assurance-emploi. En outre, la FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD et le
SFPQ demandent au gouvernement fédéral de tenir de véritables
consultations sur les impacts qu’auront ces changements sur
l’économie. Le gouvernement a attendu la fermeture de la Chambre
des communes pour annoncer l’entrée en vigueur, dès le 6 janvier,
d’une nouvelle définition d’«emploi convenable». De toute évidence,
c’est pour éviter les questions des parlementaires et des
principaux intéressés qu’il a agi ainsi. Ce changement aurait pour
effet non seulement de restreindre l’accès à l’assurance-emploi
pour les chômeuses et les chômeurs, mais aussi de tirer vers le bas
l’ensemble des salaires et d’affaiblir l’économie des régions,
particulièrement celles qui comptent sur des industries
saisonnières.
Les 5 et 6 décembre derniers a eu lieu la
conférence nationale du réseau des délégués sociaux et des
déléguées sociales de la FTQ à Laval. Cet événement, qui a connu un
grand succès, a permis à plus de 300 militants et militantes
provenant des quatre coins du Québec de constater le chemin
parcouru, d'échanger et de se mobiliser pour poursuivre cette
grande aventure. Aujourd’hui, environ 2 500 déléguées sociales et
délégués sociaux constituent le réseau d’entraide syndical de la
FTQ dans toutes les régions du Québec. Trente ans d’engagement,
d’écoute et de soutien auprès de travailleurs et travailleuses
vivant différents problèmes (alcoolisme, toxicomanie et autres
dépendances, problèmes de santé mentale, état suicidaire, etc.).
Voici les vidéos et présentations des deux journées.
Montréal, le
13 décembre 2012. − La Coalition québécoise pour les femmes
dans la construction a été mise sur pied afin de regrouper les
forces vives concernées par les enjeux entourant les travailleuses
de la construction. L’objectif premier de la Coalition est de
formuler des orientations et des stratégies communes, des avis et
des revendications qui visent à améliorer les conditions d’accès,
d’intégration et de maintien en emploi des travailleuses de
l’industrie de la construction qui actuellement vivent de la
discrimination à l’embauche et si elles sont embauchées, subissent
trop souvent du harcèlement. La principale motivation derrière la
constitution de la Coalition est de s’assurer que la relance du
Programme d'accès à l'égalité des femmes dans l’industrie de la
construction (PAÉF) réponde mieux aux besoins des femmes. Les
membres de la Coalition veulent des changements effectifs et
durables pour les femmes qui désirent poursuivre une carrière dans
l’industrie de la construction, pour ce faire, nous offrons notre
collaboration à la CCQ afin d’assurer la progression des dossiers
sur lesquels nous nous pencherons. La concertation des membres de
cette Coalition favorisera l’application d’une vision stratégique
pour l’accès et le maintien des femmes dans l’industrie de la
construction au Québec.
Montréal, le
10 décembre 2012. – S’il fallait essayer de comprendre les
dessous du projet de loi C-377, déposé par le député conservateur
d’arrière-ban de la Colombie-Britannique, Russ Hiebert, qui
forcerait les organisations syndicales à divulguer de façon
détaillée leurs états financiers, il suffirait de citer les propos
du cofondateur et ex-président du conseil d’administration de
l’Institut économique de Montréal (IEDM), Adrien Pouliot, qui
saluait, il y a à peine un mois, le « courage » de Russ Hiebert «
qui a décidé de s’attaquer aux organisations les plus puissantes du
pays : les syndicats » . Derrière l’hyperbole se cache la volonté
de paralyser l’activité syndicale et de laisser croire à la
population que les organisations syndicales ont des activités
louches, qu’elles sont antidémocratiques et qu’elles doivent être
mises au pas. L’Alliance sociale presse les députés de toutes
allégeances de voter contre ce projet de loi. Ce qui dérange Les organisations
syndicales dérangent le gouvernement Harper parce qu’elles ont la
capacité de s’opposer à ses politiques et de proposer d’autres
politiques, sur la base des mandats que leur confient
démocratiquement leurs membres, et aussi parce que leurs combats
ont produit des résultats dans le passé qui sont autant d’obstacles
aux yeux des conservateurs à remodeler le pays comme ils le
voudraient.
Montréal, le
7 décembre 2012. – Comme elle l’avait fait en novembre lors
du discours du budget, la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ) exprime sa grande déception par
rapport à la décision du gouvernement Marois de mettre le secteur
public au banc des accusés. C’est encore une fois la population,
par des diminutions de services, qui va en payer le prix, ainsi que
les principaux intéressés, les travailleurs et les travailleuses
des secteurs public et parapublic. « Stéphane Bédard, le président du Conseil du
trésor, aura beau lâcher sa “phrase plate”, comme quoi “ce n’est
pas de sa faute” et qu’il fallait blâmer les libéraux, les citoyens
et les citoyennes du Québec en ont assez de se faire rabâcher le
même discours d’une élection à l’autre. Pendant ce temps, ce sont
les services publics du Québec, qui faisaient pourtant l’envie de
plusieurs pays, qui écopent et qui se dégradent. Au bout du compte,
c’est la population et nos membres qui en souffrent. Faut-il
rappeler à ce gouvernement qu’il a fait des promesses et qu’il doit
respect à l’électorat? », a dit Michel Arsenault.
La course au déficit zéro sur le
dos de la population On sait que l’ensemble des ministères,
des organismes non budgétaires et des fonds spéciaux verront leurs
budgets réduits. Même la santé, dont on disait qu’elle allait être
épargnée avec une augmentation de son budget de 4,8 %, subit des
compressions de 178 millions de dollars pour les centres
hospitaliers et de 53 millions pour les agences de la santé et des
services sociaux.