Montréal, le
4 mars 2013. − Cinq organisations syndicales québécoises et les
deux principales organisations de défense des droits des chômeuses
et des chômeurs annoncent aujourd’hui la création de la Coalition
québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi. Réunissant la
FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD, le SFPQ ainsi que le MASSE et le CNC,
la coalition représentant plus de 1,2 million de salarié-es a
également dévoilé un important plan de mobilisation provinciale
afin de contrer le saccage de l’assurance-emploi auquel se livre le
gouvernement conservateur de Stephen Harper. Pour la
coalition, il y a urgence de mobiliser toutes les forces vives du
Québec, en alliance avec les autres mouvements canadiens de
contestation de la réforme, afin d’obtenir un changement de cap du
gouvernement. La coalition veut que le gouvernement retire sa
réforme, qu’il tienne des consultations publiques sur les
changements à apporter au programme d’assurance-emploi et qu’il
mène des études d’impact avant de procéder.
Ottawa, le 28
février 2013. − La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et
la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ),
dénoncent le mépris dont fait preuve le gouvernement conservateur
lorsqu'il qualifie de «mythes» les inquiétudes légitimes que
soulève sa réforme de l’assurance-emploi dans la population
québécoise. Devant un tel affront, les deux centrales annoncent
qu’elles intensifieront considérablement leur mobilisation contre
le saccage de l’assurance-emploi, et ce sur l’ensemble du
territoire québécois. Les deux centrales syndicales
québécoises réagissaient ainsi aux résultats des diverses
rencontres infructueuses tenues hier après-midi avec la Ministre
des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane
Finley. Elles ont présenté près de 25 000 signatures d’une pétition
réclamant du gouvernement conservateur qu’il renonce à sa réforme
de l’assurance-emploi ainsi que 10 000 cartes postales adressées à
Stephen Harper. La pétition sera éventuellement déposée à la
Chambre des communes par le Nouveau parti démocratique qui continue
de recueillir des signatures partout au Canada.
« La ministre conservatrice demeure
têtue comme une mule »
— Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ
Montréal, le
27 février 2013. − Pour la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), l’expression têtue comme une mule
n’a jamais autant trouvé chaussure à son pied que cet après-midi,
lors de la rencontre de la ministre québécoise du Travail, Agnès
Maltais, avec sa vis-à-vis fédérale, Diane Finley. « On a
rarement vu ça, a dit le secrétaire général de la FTQ, Daniel
Boyer. C’est comme si la ministre Finley se bouchait complètement
les yeux et les oreilles afin de passer outre aux conséquences
terribles de la réforme de l’assurance-emploi sur les travailleurs
et travailleuses du Québec, occupant des emplois surtout
saisonniers et temporaires. Pourtant, ça ne prend pas la tête à
Papineau pour comprendre les ravages de cette réforme. Franchement,
on nous dirait que les conservateurs prennent leur revanche contre
les populations qui ont le moins voté pour eux qu’on ne serait pas
étonné… La ministre Finley a écouté, mais visiblement elle n’a rien
compris. »
Montréal, le
26 février 2013. − Pour la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ), le consensus établi sur la nécessité
de plusieurs chantiers de travail et sur les suites à donner à
trois des quatre thèmes de discussion au cours du Sommet sur
l’enseignement supérieur ne doit pas occulter la polarisation des
positions quant à l’avenir des droits de scolarité et
l’accessibilité à tous les niveaux de l’éducation. « Tout
d’abord, a dit le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer,
j’aimerais exprimer ma profonde déception, car j’ai osé croire,
comme on nous l’avait annoncé à l’inauguration de ce sommet, que
tout était sur la table, tout ! J’ai bien été obligé de constater
le contraire : la question de l’indexation n’était pas sujette à la
discussion, le gouvernement en avait déjà disposé, une fois pour
toutes.
À l’automne
1958, Roger Provost, alors président de la FTQ, s’attirait les
foudres du premier ministre Maurice Duplessis pour avoir défendu
publiquement l’idée de la gratuité scolaire. « C’est un mythe, un
leurre, un danger », disait Duplessis dans sa charge contre la
gratuité qu’il qualifiait de « condamnée et condamnable ».
Pourtant, à peine quelques années plus tard, le gouvernement Lesage
créait un ministère de l’éducation publique et instaurait la
gratuité scolaire jusqu’au niveau collégial, ainsi qu’un gel
permanent des droits de scolarité universitaires. Une politique, on
l’oublie trop facilement, qui a fortement contribué à accélérer le
développement économique du Québec. Comme le rappelait récemment
Jacques Parizeau, la gratuité n’est pas un mythe. À la FTQ, nous
pensons effectivement que l’accès à l’éducation est un droit que
l’ensemble des citoyens et citoyennes, et notamment les plus
démunis, devraient pouvoir exercer du préscolaire à l’université,
et ce, tout au long de leur vie.
Montréal, le
24 février 2013. – Au nombre des participants au Sommet sur
l’enseignement supérieur, la Fédération des travailleurs et
travailleuses du Québec (FTQ) est d’avis que le présent sommet ne
pourra disposer une fois pour toutes de l’ensemble des questions
qui préside à l’élaboration d’une nouvelle politique nationale de
l’éducation. « C’est
pourquoi, explique le secrétaire général de la FTQ, Daniel
Boyer, nous demanderons que des
chantiers de travail post-sommet soient mis sur pied, et que nous
prenions le temps qu’il faut pour approfondir tous les aspects de
ce dossier et particulièrement celui de la gratuité de l’accès à
l’éducation. Après tout, les syndicats nord-américains à l’origine
de la création de la FTQ ont réclamé dès 1892 l’instruction
gratuite, et ce n’est toujours pas chose faite !
Travailleurs
agricoles – horticulteurs – parcs touristiques – scieries – chargés
d’enseignement – employés temporaires dans les établissements de
santé – préposées aux services de garde dans les écoles et les
centres de la petite enfance – conducteurs d’autobus scolaires –
travailleurs et travailleuses de la construction – emplois d’été –
emplois liés au tourisme – emplois liés au monde des arts – emplois
temporaires ou à durée indéterminée – monde de la téléphonie –
mises à pied passagères – surveillance d’élèves – et tous les
autres… Montréal, le 22 février 2013. – Vrai ou faux : la réforme
de l’assurance-emploi du gouvernement Harper touche d’abord et
avant tout les pêcheurs ? Faux ! À l’heure où il est de plus en
plus difficile de trouver un emploi régulier et permanent, les
nouvelles règles du régime d’assurance-emploi vont faire mal à
beaucoup de monde…
À l’occasion
des Journées mondiales de solidarité avec le mouvement ouvrier
mexicain (18 au 24 février), les principales organisations
syndicales québécoises dénoncent les violations systématiques des
droits des travailleuses et travailleurs au Mexique et interpellent
le nouveau Président, Enrique Peña Nieto. Des réformes
récentes apportées à la législation mexicaine renforcent le système
des contrats de protection patronale, allègent les pénalités pour
les employeurs qui contreviennent à la loi et mettent
particulièrement en péril le droit pour les travailleuses et
travailleurs de choisir librement le syndicat qui les représente et
celui de négocier collectivement des conditions de travail
décentes. « Par ces réformes », de souligner Michèle Asselin,
coordonnatrice du Centre international de solidarité ouvrière
(CISO), « le Mexique viole les conventions statutaires de
l’Organisation internationale du travail (OIT) en matière de
liberté syndicale et ouvre la porte à des abus de plus en plus
généralisés et flagrants. »
Montréal, le
14 février 2013. − Les syndicats des secteurs public et parapublic
affiliés à la FTQ (SCFP, SQEES-298) ont entériné une entente avec
le Conseil du trésor concernant certaines plaintes d’équité
salariale déposées en 2009. « C’est une bonne nouvelle pour des
milliers de travailleuses et de travailleurs dans les secteurs de
la santé et de l’éducation qui verront leur salaire ajusté à la
hausse et qui recevront des paiements rétroactifs. Il faut saluer
le travail effectué par les différentes organisations, travail qui
a permis d’en arriver à un accord satisfaisant pour tous », a
déclaré le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer. « À
titre d’exemple, les préposés aux bénéficiaires voient leur salaire
augmenter de 0,72 $ l’heure. Dans leur cas, les ajustements
salariaux sont rétroactifs au 31 janvier 2011 », a expliqué Serge
Morin, coordonnateur FTQ pour le secteur public. « Concrètement, en
plus d’une rétroactivité de 2 700 $, ce règlement augmente leur
salaire de plus 50 $ par paie et 1 357 $ par année! »
Montréal, le
11 février 2013. − Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à
reprendre la session parlementaire interrompue le 7 décembre
dernier, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
(FTQ) tient à rendre publiques ses préoccupations pour la prochaine
session. Tout d’abord, la FTQ estime que le rapport promis
cet hiver sur les travaux du comité D’Amours sur l’avenir des
régimes de retraite doit faire partie des priorités du
gouvernement. « On sait que le comité s’est donné pour tâche de
tenter de promouvoir la sécurité financière à la retraite des
Québécois et Québécoises en même temps que d’assurer la pérennité
des régimes de retraite. Nous jugerons l’arbre à ses fruits, mais
quand on sait qu’à l’exception d’une seule province, toutes les
autres sont d’accord pour bonifier les régimes publics de retraite,
nous comprendrions mal que l’ensemble des forces politiques,
gouvernement et partis d’opposition confondus, ne soit pas
favorable à un tel objectif », a dit le secrétaire général de la
FTQ, Daniel Boyer.