Monsieur le Premier ministre, Monsieur le ministre de la Santé,
Membres de l’Assemblée nationale
La dégradation de notre système public de santé nous inquiète au
plus haut point et le maintien du statu quo ne saurait résoudre les
problèmes actuels : accès aux services de santé, longueur et
lourdeur des listes d’attente, engorgement des urgences et
multiplication des maladies infectieuses.
Nous désapprouvons le recours au financement et à l’assurance
privée, la mise en place de cliniques privées parallèles et le
choix que vous avez fait lors du budget de ne pas réinvestir dans
la santé, alors que la population du Québec a plus d’une fois
réaffirmé que la santé constituait la priorité numéro 1.
Avant la mise sur pied de notre régime public, les régimes privés
d’assurance santé excluaient des millions de personnes en raison de
coûts prohibitifs et de discrimination fondée sur les conditions de
santé pré-existantes ou sur l’âge, et refusaient même de rembourser
pour des traitements jugés inappropriés par l’assureur.
Ne retournons pas en arrière : il est possible d’agir au sein même
du système public afin d’y résoudre les problèmes
Nous vous demandons :
- de préserver le régime public d’assurance maladie, de soins et
de services;
- d’enchâsser dans la loi québécoise les principes qui
garantissent l’accès universel et gratuit aux soins médicaux
requis;
- d’agir afin de contrer le financement privé croissant du
système de santé;
- d’empêcher l’instauration d’un système privé parallèle;
- de promouvoir une réforme en profondeur de l’organisation de
notre système public de santé, en collaboration avec les
représentants des groupes concernés, afin que chaque
réinvestissement ultérieur dans la santé porte réellement
fruit.