2007-11-26
16:00:00Communiqué
Près de 90 % des
syndicalistes assassinés dans le monde le sont en Colombie
« Le gouvernement Harper doit interrompre immédiatement ses
négociations commerciales avec la Colombie » – Henri Massé,
président de la FTQ
Québec, lundi 26 novembre
2007 – Les quelque 1 500 délégués de la Fédération des
travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), réunis en Congrès à
Québec, ont adopté une résolution d’urgence ce matin exigeant que
le gouvernement canadien interrompe immédiatement la négociation
d’un accord de commerce international avec la Colombie.
Faire cesser les massacres en
Colombie
« Nous demandons un moratoire
d’urgence sur cette négociation jusqu’à ce que le gouvernement
colombien puisse prouver que des mesures réelles ont été prises
pour faire cesser les massacres et pour que la primauté des droits
fondamentaux soit reconnue, notamment au chapitre de la liberté
syndicale et sur le droit à la négociation collective », a
déclaré le président de la FTQ, Henri Massé, après l’adoption de la
résolution.
Rappelons que d’après Amnesty International, entre 1986 et 2007, 2
531 militants syndicaux ont été tués présumément par les quelque 60
organisations paramilitaires soi-disant dissoutes et démobilisées
par le gouvernement Uribe. Près de 90 % des assassinats de
syndicalistes commis dans le monde le sont en Colombie.
Même les États-Unis ont suspendu
leurs négociations
« Le gouvernement Harper devrait
minimalement s’inspirer de la position américaine alors que le
Congrès des États-Unis, qu’on ne peut soupçonner de sympathies de
gauche, a suspendu la conclusion d’un traité de libre-échange avec
la Colombie, au vu, en particulier, des assassinats de
syndicalistes commis par les milices d’extrême droite », a
ajouté Henri Massé.
Un dirigeant syndical colombien
dénonce la corruption du gouvernement Uribe
Le président national du Syndicat des postes de Colombie, Porfirio
Rivas Moreno, réfugié politique au Canada depuis le 20 février 2006
et menacé de mort dans son pays pour avoir dénoncé les projets de
privatisation de la poste nationale s’est adressé aux délégués de
la FTQ pour faire état de la situation en Colombie.
M. Moreno a dénoncé, entre autres, la corruption du gouvernement
Uribe, dont plus de 15 hauts-fonctionnaires, incluant le chef des
services secrets, ont été impliqués avec des groupes paramilitaires
et de narcotrafiquants dans la disparition et l’assassinat de
dirigeants syndicaux.
« Il y a urgence en la demeure
car les exécutions sommaires de syndicalistes et de représentants
des droits de la personne s’intensifient actuellement en Colombie.
Le gouvernement Harper ne peut faire abstraction de cette
réalité », a conclu le président de la FTQ.
La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus
de un demi-million de membres.
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Source : FTQ
Renseignements : Louis Cauchy, 514 235-3996
Jean Laverdière, 514 893-7809
Gilles Chapadeau, 819 279-7828
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