Sur le thème
Branchés sur une même
solidarité, plusieurs centaines de délégués – dont la moitié
auront moins de 35 ans – examineront le rôle et la place des jeunes
dans les milieux de travail et les syndicats. Un des débats majeurs
portera sur la précarité de l'emploi qui frappe surtout les jeunes,
a fait savoir M. Roy.
Perception positive des syndicats
Contrairement à certains préjugés, ce sont les jeunes qui sont les
plus favorables au syndicalisme, selon un sondage CROP réalisé pour
le compte de la FTQ. Ainsi, 54 % des jeunes non syndiqués de moins
de 25 ans préféreraient être syndiqués s'ils en avaient le choix,
comparé à 30 % chez les non-syndiqués en général, révèle ce sondage
CROP. Par ailleurs, 80 % des moins de 25 ans estiment que le
syndicalisme est nécessaire, comparé à 67 % des Québécois en
général.
Le sondage montre que les jeunes, plus particulièrement les 18-24
ans, ont une perception positive du mouvement syndical et des
syndicats. Leur volonté de se syndiquer s'est concrétisée, par
exemple, lors des récentes campagnes menées par des syndicats de la
FTQ auprès du personnel des librairies Renaud-Bray et Garneau, où
la moyenne d'âge des salariés est de 23 ans, ainsi qu'auprès du
personnel d'accueil des cinémas.
Le Fonds étudiant solidarité-travail
La question de l'emploi est évidemment celle qui préoccupe le plus
les jeunes – tout comme les aînés –, suivie par la question de
l'éducation.
Pour aider les jeunes, la FTQ a mis l'épaule à la roue en lançant
récemment le Fonds étudiant solidarité-travail du Québec, en
collaboration avec son Fonds de solidarité et le gouvernement du
Québec. Ce fonds, dont la mise a été de 20 millions de dollars, a
permis l'été dernier à plus de 400 jeunes des niveaux secondaire,
collégial et universitaire de faire des stages rémunérés en milieu
de travail dans des syndicats, des coopératives, des groupes
communautaires et des PME. On espère en accueillir près de 500
l'été prochain.
Une manière « jeune »?
Lors du colloque de la FTQ, le jeudi 27 en matinée, aura lieu une
table ronde sur le thème Existe-t-il une manière « jeune » de faire
du syndicalisme?. Y participeront entre autres des jeunes
syndicalistes venus de trois centrales syndicales françaises (CFDT,
CGT, FO), d'une centrale belge (FGTB) et de la centrale canadienne
à laquelle la FTQ est associée, le Congrès du travail du Canada
(CTC).
Le vendredi 28 en matinée, la présidente du Conseil permanent de la
jeunesse, Mme Claireandrée Cauchy, parlera du rôle et de la place
des jeunes dans la société québécoise.
Un document de travail substantiel, Les jeunes et le syndicalisme,
préparé par le service de la recherche de la FTQ, sera également
disponible.
La FTQ est la centrale qui représente le plus grand nombre de
jeunes de moins de 35 ans, soit plus de 130 000, qui forment près
de 30 % de son membership. La plus grande centrale syndicale
québécoise, représente près d'un demi-million de membres.
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