2011-09-19 18:30:00
Réaction de la FTQ et de ses syndicats
affiliés (SCFP, SQEES, SEPB,
UES-800) aux compressions de 800 millions de dollars par
Québec
« Le passé étant garant de l’avenir,
personne ne croit le gouvernement lorsqu’il déclare que cela n’aura
aucun impact sur les services » – Daniel Boyer secrétaire général
de la FTQ
Pour Lucie Levasseur, présidente du Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP-Québec), « plus on enlève de fonds publics au système
public de santé, plus on invite le secteur privé, en catimini, à
prendre la relève. On voit déjà planer les vautours qui souhaitent,
en tout ou en partie, en PPP ou autrement, privatiser le système de
santé. Les Québécois et les Québécoises ont fait du système public
de santé leur préoccupation première. Le gouvernement du Québec ne
peut continuer ainsi à faire la sourde oreille. »
… et davantage d’épuisement et de
maladies professionnelles
« Nos gens n’en peuvent plus,
ajoute Jean-Pierre Ouellet, président du Syndicat des employées et
employés de service (SQEES). Dans tous les établissements de santé,
les hôpitaux, les centres d’hébergement de longue durée, les
centres d’accueil, mais aussi dans le secteur scolaire, on met de
plus en plus de pression sur les travailleuses et les travailleurs.
Ce sont eux qui doivent faire les frais de ces coupures et de tenir
les réseaux publics à bout de bras. On se désole de constater les
pénuries de main-d’œuvre, la démobilisation et le découragement du
personnel, mais on continue d’imposer des économies de bouts de
chandelle qui finiront invariablement par nuire à la
population. »
Une récession mondiale avec
ça?
Plusieurs rapports économiques, d’ici ou d’ailleurs, mettent le
doigt sur le bouton rouge : il y a des risques qui se profilent de
plus en plus et qui mettent en cause la croissance des économies
développées, dont celles du Québec et du Canada.
« Comment comprendre, au moment
où l’économie mondiale risque de vaciller, que le gouvernement du
Québec s’obstine à vouloir respecter l’objectif du déficit zéro,
alors qu’il serait facile pour lui de le retarder de quelques
années, de se donner ainsi une marge de manœuvre qui lui éviterait
de sabrer une fois de plus dans les services publics? »
s’est interrogé Raymond Larcher, président de l’Union des employés
et employés de service (UES-800).
Et le temps passe… sans commission
d’enquête
« On voit bien où le gouvernement
loge : attaques dans les services publics, attaques antisyndicales
à la Commission de la construction du Québec par la
désyndicalisation d’un groupe de salariés, rapport vitriolique sur
la malversation, la collusion et la corruption, tout laisse
supposer que ce gouvernement a abdiqué devant la responsabilité que
lui ont confiée les citoyens et citoyennes du Québec, d’assurer
leur bien-être collectif. C’est scandaleux! » a conclu Serge
Cadieux, directeur exécutif du Syndicat des employées et employés
professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec).
« Personne n’est dupe, le
gouvernement Charest veut créer une diversion alors que la vraie
question est de savoir quand ce gouvernement se décidera enfin à
décréter une enquête publique dans l’industrie de la
construction », ont conclu les leaders syndicaux.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente
plus de 600 000 membres.
– 30 –
Source : FTQ
Renseignements : Jean Laverdière, FTQ 514 893-7809