Éducation

Le programme d’éducation 2013-2014

Notre filet social est en danger même si la société québécoise est une des sociétés les plus égalitaires de l’Amérique, entre autres à cause de son haut taux de syndicalisation.

Avec le retour hâtif à l’équilibre budgétaire et les coupures qui s’accumulent depuis 2006 au sein des deux paliers gouvernementaux, nous mettons de
plus en plus en péril nos programmes sociaux. Prenons comme seul exemple l’assurance-emploi; incapables de s’attaquer au chômage, ils s’attaquent aux chômeurs. Et nous constatons que ces mesures d’austérité frappent toujours les plus démunis.

Et que dire du mouvement syndical qui est devenu la principale cible du gouvernement Harper ? Des projets de loi sont déposés les uns après les autres et l’intention est claire : affaiblir au maximum le rapport de force des syndicats. La loi C-377 (divulguer nos états financiers) et la loi C-525 (le vote obligatoire) sont des projets de loi présentés de façon démagogique, en récupérant sans gêne nos propres valeurs de transparence et de démocratie.

Il faut que cela arrête. Nous avons à plusieurs reprises montré notre capacité de réagir; ce fut le cas le 27 avril 2013 avec une forte mobilisation de la FTQ et de ses affiliés contre le projet de loi sur l’assurance-emploi. Mais ce ne sera pas suffisant et nous devons mettre tout en oeuvre pour contrer ce fort courant de droite qui risque de détruire ce que nous avons mis en place afin de nous donner une société juste et équitable.

Nous détenons un outil de taille qu’est la formation syndicale et cet outil devra être aux premières loges pour les luttes à venir. Ce ne sera pas facile. Il faudra intensifier nos solidarités d’abord entre nous, et ce, à tous les niveaux : local, régional, national et fédéral. Nous devrons aussi élargir nos coalitions avec la société civile et mener nos luttes collectivement pour démontrer que « c’est assez, il faut arrêter ça ».

Syndicalement.