« Une vie humaine doit avoir la même valeur, qu’on soit à Montréal, Québec ou Paspébiac » – Henri Massé, président de la FTQ

Services préhospitaliers d’urgence

Paspébiac, vendredi le 9 mars 2007 – « Rien ne justifie en 2007 que les délais d’intervention des techniciens ambulanciers de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine n’accordent pas les mêmes chances de survie à une personne en détresse de cette région que celles que connaissent les populations des autres régions.

« Cette situation intolérable subsiste pourtant encore aujourd’hui », a déclaré le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Henri Massé, qui donnait son appui à la campagne pour réduire le temps de réponse des ambulances de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Être disponibles immédiatement pour la réception des appels

Rappelons que dans la majorité des régions du Québec et dans tous les centres urbains, les technicien(ne)s ambulancier(ère)s, travaillant sur des quarts de travail de huit ou douze heures consécutives, sont à même de répondre immédiatement aux appels d’urgence. Dès la réception de l’appel, ils se mettent en route, étant déjà à bord de leur véhicule.

Dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine où déjà, les distances à couvrir pour se rendre auprès des patients sont longues et les conditions routières souvent défavorables, les technicien(ne)s ambulancier(ère)s travaillant sur des horaires dits « de faction » ne sont pas disponibles immédiatement lors de la réception des appels.

Une mesure temporaire… depuis 1989

« Ces horaires de faction ont été institués en 1989 à titre de mesure temporaire, pourtant 17 ans plus tard, ils viennent toujours interférer avec le développement des soins préhospitaliers d’urgence et augmenter les risques pour la population de la région.

« Plusieurs régions du Québec ont déjà reconnu ce fait et transformé les horaires « de faction » en horaires « à l’heure ». En Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, un seul horaire sur une trentaine a été modifié. Ce retard est intolérable et doit être rattrapé rapidement », a indiqué pour sa part Raymond Forget, qui représente les techniciens ambulanciers à titre de président du Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298-FTQ et vice-président de la FTQ.

Chaque minute compte pour sauver une vie

« Il est reconnu et démontré depuis plus de dix ans que chaque minute gagnée auprès des personnes gravement malades augmente les chances de survie et diminue les risques de décès et de complications.

« À cet égard, le cas des victimes d’arrêt cardiorespiratoire est amplement documenté depuis une étude du docteur Pierre Fréchette de 1992. Pour les victimes d’arrêt cardiorespiratoire, l’amorce de manœuvres rapides telles que la défibrillation cardiaque peut faire la différence entre la vie et la mort.

Les chances de réanimer une personne dans de tels cas sont de 80 % si la défibrillation est faite en moins de deux minutes, diminuant de 10 % par minute supplémentaire pour devenir pratiquement nulles après dix minutes », a fait valoir Nelson Garrett, vice-président du Syndicat des techniciens ambulanciers paramédics Paspébiac et Bonaventure (SQEES-298-FTQ).

Le droit à un service ambulancier de qualité égale partout au Québec

Les technicien(ne)s ambulancier(ère)s de Paspébiac et Bonaventure sollicitent l’appui de la population et de tous les organismes concernés dans sa démarche de sensibilisation auprès des instances de l’Agence régionale de santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine sur le droit à un service ambulancier de qualité égale partout sur le territoire québécois.

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Source : FTQ et SQEES-298-FTQ
Renseignements : Nelson Garrett, 418 752-8964