« Un véritable coup de Jarnac. Il faut crier au scandale et il faut agir ! » — Daniel Boyer, président de la FTQ

Postes Canada

Montréal, le 12 décembre 2013. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénonce vivement la décision unilatérale du gouvernement conservateur de Stephen Harper de mettre fin à la livraison du courrier à domicile, de mettre au chômage des milliers de personnes et d’augmenter considérablement le prix des timbres.

« C’est un véritable coup de Jarnac et c’est un geste d’autant plus malveillant, dit le président de la FTQ, Daniel Boyer, qu’il a été posé quelques minutes après la fin des travaux parlementaires. Cela montre le mépris des conservateurs pour la démocratie, alors que la question n’a jamais fait l’objet de discussion entre les représentants dûment élus de la population canadienne, et encore moins avec les représentants du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes.

« Le syndicat a déjà reconnu que des changements devaient être apportés à Postes Canada, mais de façon civilisée. Pas de cette manière sauvage et improvisée. Cela donne la nausée !

« En même temps, nous constatons que cette décision va tout droit dans la lignée des attaques du fédéral contre les syndicats, les sans-emploi et les plus démunis.

« Alors même que le gouvernement Harper met la hache dans le régime de l’assurance-emploi, il enjoint Postes Canada de jeter sur le pavé quelque 8 000 bons salariés.

« Nous demandons au gouvernement fédéral de s’asseoir et de discuter avec le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes avec respect et dignité. Une fois de plus, la devise du Québec, “Je me souviens” devra être proclamée lors des prochaines élections », conclut Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.