Un premier Fonds de solidarité africain au Sénégal

Montréal, le 18 avril 2002 – Le projet de transfert d’expertise, engagé depuis octobre 2000 par la FTQ et son Fonds de solidarité, avec le Sénégal, par la mise sur pied dans ce pays d’un Fonds de solidarité, emploi-retraite (FSER), vient de se concrétiser par la décision du gouvernement sénégalais de consentir un prêt de 1,2 million de dollars permettant de faire face aux dépenses de fonctionnement au cours des cinq prochaines années, a annoncé M. Henri Massé, président de la FTQ et président du conseil d’administration du Fonds de solidarité.

Le modèle québécois fait des petits

Par ses objectifs et ses missions, ce fonds reproduit substantiellement le modèle québécois du Fonds de solidarité de la FTQ en tenant compte évidemment des adaptations nécessaires aux particularités économiques, sociales et culturelles du Sénégal.

Le FSER interviendra d’abord au niveau de l’emploi en aidant financièrement et techniquement les petites et moyennes entreprises sénégalaises à démarrer ou redémarrer, à consolider leurs opérations et à étendre leurs capacités de production.

Créer, maintenir ou sauvegarder des emplois tout en améliorant les retraites

En outre, l’aide financière et technique offerte par le FSER aux projets rentables et porteurs visera à créer, maintenir ou sauvegarder des emplois dans les secteurs d’activité et les régions du Sénégal.

Le FSER contribuera pour ses membres actionnaires à l’amélioration de leurs revenus de retraite. Enfin par ses programmes de formation économique auprès des travailleurs, il permettra d’accroître leur poids et leur participation dans le développement économique du Sénégal. L’expert de la FTQ, Normand Caron en a assuré la coordination et la mise en œuvre.

Des actions qui débouchent sur un résultat concret

Diverses étapes ont jalonné la réalisation de ce projet. Des études de faisabilité, des actions de formation et de sensibilisation, l’élaboration d’un plan d’affaire, la mise en place d’un Comité de pilotage ont constitué une série d’actions qui ont débouché sur la création juridique du Fonds et sur l’octroi par les pouvoirs publics sénégalais des exonérations fiscales.

Le conseil d’administration du Fonds, sous l’égide de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), comprend les principales organisations syndicales et patronales ainsi que les associations du secteur informel du pays.

Outre l’accompagnement de la FTQ et du FSTQ tout au long du projet, ce dernier a bénéficié de l’appui financier de l’Agence intergouvernementale de la francophonie et du gouvernement du Québec.

Un puissant levier de développement économique et social

« Au moment où l’attention des pays les plus riches est tournée vers l’Afrique, nous devons nous féliciter qu’une centrale syndicale québécoise, la FTQ, ait contribué à mettre sur pied un instrument de mobilisation des capacités locales d’un pays africain, destiné à développer et promouvoir l’emploi, à élargir le système de protection sociale des travailleurs et doter ces derniers de la formation économique et financière appropriée.

« Le succès de l’expérience sénégalaise va sûrement inspirer notre travail avec d’autres partenaires africains et d’ailleurs dans le monde. Ce projet nous a prouvé que le Fonds de solidarité de la FTQ, de concert avec d’autres intervenants stratégiques, peut se révéler un puissant levier de développement économique et social », a conclu le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Louis Cauchy
  • lcauchy@ftq.qc.ca