«Un pas dans la bonne direction, mais bien du chemin reste à faire.» — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ et Renaud Gagné, directeur adjoint d’Unifor

Rapport du Chantier sur les améliorations à apporter à la mise en œuvre du régime forestier

Québec, le 16 octobre 2014. – Réagissant au dépôt du rapport du chantier dirigé par Paule Têtu, les dirigeants syndicaux ont souligné que « bien que des pistes de solutions intéressantes soient avancées, il reste encore beaucoup à faire pour corriger les graves problèmes engendrés par l’entrée en vigueur du régime en avril 2013 ». Le rapport, rendu public ce matin à Québec, a été présenté en présence du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, et de plusieurs des partenaires de la forêt.

« Le document propose des solutions intéressantes en sylviculture, mais ne propose rien pour régler les problèmes auxquels les travailleurs affectés à la récolte du bois sont confrontés », a commenté le directeur adjoint d’Unifor, Renaud Gagné.

Le syndicat déplore les conditions de travail des travailleurs en forêt alors que leurs droits syndicaux ne sont plus reconnus en raison de l’introduction de nouveaux concepts comme celui du bois mis aux enchères ou des forêts de proximité. En raison d’un manque d’harmonisation législative, un vide juridique s’est créé privant les travailleurs de la protection des conventions collectives sur certains territoires de coupe. Depuis des mois, le syndicat dénonce cette situation et la dégradation massive des conditions de travail en forêt.

« Le ministre Laurent Lessard a bien pris note de la problématique des conditions de travail en forêt notamment sur les territoires réservés aux bois mis aux enchères. Nous comptons sur lui pour apporter les correctifs nécessaires. Et vous pouvez compter sur la FTQ, en collaboration avec Unifor, pour assurer le suivi de ce dossier auprès du ministre », a pour sa part déclaré le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Pour les dirigeants syndicaux, une solution similaire à celle proposée en sylviculture devrait être faite alors que le rapport préconise une clause claire lors des appels d’offres en sylviculture qui impose le respect des conditions de travail et des conventions collectives lors de l’octroi des contrats.

Le syndicat Unifor est né de la rencontre entre le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) et les Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA). Unifor représente plus de 300 000 membres au Canada et compte près de 55 000 membres au Québec. Il est le plus grand syndicat dans le secteur de la forêt.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.