« Un accident, c’est déjà un de trop ! » - Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

28 avril: Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail

Montréal, le 27 avril 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) invite les membres de ses syndicats affiliés à souligner ce lundi 28 avril, la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail.

« Cette année, ce sont 184 personnes qui sont décédées à la suite d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. Bien qu’en diminution depuis l’année dernière, alors qu’on en comptait 211, ce chiffre est éloquent et montre qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire pour mettre fin à ces morts injustifiées », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

La clé : la prévention

Au moment de son adoption en 1979, il y a maintenant 35 ans, la Loi sur la santé et la sécurité du travail prévoyait que la nomination d’un représentant à la prévention sur les milieux de travail, l’existence d’un comité de santé et de sécurité du travail et d’un programme de prévention constituaient les trois outils au cœur du régime de santé-sécurité au Québec.

« Ces outils sont encore inexistants ou insuffisants dans la vaste majorité des milieux de travail. C’est inacceptable. Cela fait des années que la FTQ revendique leur implantation, ainsi que la modernisation de la Loi sur la santé et la sécurité du travail», ajoute le secrétaire général.

Au nouveau gouvernement d’agir

« La FTQ presse le nouveau gouvernement de se mettre au travail et d’inscrire à son menu législatif cette modernisation nécessaire. Il faut que tout soit mis en branle pour éliminer à la source les dangers qui guettent la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs et des travailleuses », poursuit Serge Cadieux.

La FTQ lui demande également de mettre toute la pression nécessaire pour que le gouvernement canadien applique les modifications au Code criminel canadien afin d’imposer des sanctions — pouvant aller d’amendes jusqu’à des peines de prison — pour les employeurs qui, par négligence, auraient mis en péril la vie ou la sécurité des travailleurs et des travailleuses. Ces modifications ont été adoptées à l’unanimité en 2004 par la Chambre des communes, à la suite de la tragédie de la mine Westray en Nouvelle-Écosse en 1992, alors que 26 mineurs avaient trouvé la mort, du fait de la négligence de l’employeur.

Une minute de silence

« En signe de deuil, la FTQ demande à tous et toutes d’observer une minute de silence, ce lundi 28 avril, à 10 heures précises, afin de rendre hommage aux personnes décédées ou blessées au travail », conclu le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Pour en savoir en plus, consultez le site : www.appliquezlaloi.ca/fr

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.