Travailler en français, un engagement de la FTQ

Montréal, le 17 mars 2006. – L’état d’avancement du français dans les milieux de travail et un plan d’action pour la relance des comités de francisation sont les sujets de réflexion abordés aujourd’hui par les membres des comités de francisation de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) à l’occasion de la journée de francisation de la centrale ayant pour thème Travailler en français, un engagement de la FTQ.

« La FTQ reconnaît que de grand pas ont été faits en matière de francisation des milieux de travail depuis l’adoption de la loi 101. Cependant, ce sont des acquis qui restent fragiles et la mondialisation tend à imposer l’anglais comme langue prédominante », de déclarer le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy.

La FTQ s’inquiète du manque de ressources de l’Office québécois de la langue française (OQLF). « À sa création en 1977, l’Office comptait plus de 500 employés, aujourd’hui on en retrouve à peine 200. C’est que les gouvernements successifs n’ont cessé de réduire les budgets mettant ainsi en péril les acquis du passé. Il est clair que les budgets consentis par l’État sont insuffisants », d’ajouter M. Roy.

Soulignons qu’environ la moitié des francophones qui travaillent dans les deux langues dans le secteur privé communiquent principalement en anglais lors des échanges avec leurs supérieurs, collègues et subordonnés anglophones. « Malheureusement, nous observons que l’usage du français au travail chez les allophones ne s’est pas réalisé ou si peu. Le Québec accueille en moyenne quelque 40 000 personnes immigrantes, dont plus de la moitié n’ont aucune connaissance du français. » La FTQ considère qu’un sérieux coup de barre doit être donné.

En novembre 2003, la ministre Line Beauchamp déclarait à l’Assemblée nationale : « Les comités de francisation, qui réunissent les parties patronale et syndicale au sein de nos entreprises, mériteraient d’être redynamisés. C’est une invitation que je leur lance.»

La FTQ est consciente que la défense et la promotion du français ne peuvent se faire sans la participation active des travailleuses et des travailleurs, mais pour cela il faut également qu’il y ait une véritable volonté politique de défendre le français au Québec. « Nous sommes prêts, Madame la ministre, mais vous devez nous donner les moyens de déployer notre volonté d’agir et notre militantisme. Êtes-vous prête à agir? » de conclure M. Roy.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de un demi-million de membres.

Source

  • FTQ
  • http://ftq.qc.ca

Renseignements

  • Jean Laverdière
  • jlaverdiere@ftq.qc.ca