Sondage Léger-FTQ : s'ils en avaient le choix, 42% des non-syndiqués préféreraient être syndiqués au Québec - 55% d'entre eux choisiraient un syndicat FTQ

Montréal, le 19 août 2002 – Un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte de la FTQ révèle que 42% des non-syndiqués membres de la population active au Québec préféreraient être syndiqués s’ils en avaient le choix.

C’est là une forte augmentation de 15 points de pourcentage par rapport au précédent sondage Léger-FTQ effectué en octobre 2001 qui donnait une proportion de 27%. C’est aussi une hausse de cinq points par rapport au score le plus élevé atteint jusque-là, soit 37%, lors d’un sondage Léger-FTQ réalisé en février 2001.

Le dernier sondage a été réalisé du 6 au 10 juin 2002 auprès de 1 003 personnes. Un échantillon de cette taille est précis à 3,4 points de pourcentage près, 19 fois sur 20. On peut noter que ce sondage a été fait un mois après le début du conflit de travail chez Vidéotron, qui a commencé le 8 mai dernier.

75% des syndiqués veulent le rester

Le sondage révèle par ailleurs qu’une très forte majorité des personnes déjà syndiquées préfèrent le demeurer (75%), une légère baisse par rapport à octobre 2001 (79%).

Au total, plus de la moitié (53 %) des membres de la population active – syndiqués et non-syndiqués – préféreraient être syndiqués si le choix leur en était offert, contre 45% qui préféreraient ne pas l’être.

Si l’on prend l’ensemble des Québécois, membres ou non de la population active, plus de la moitié (55%) préféreraient être syndiqués s’ils en avaient le choix, contre 41% qui préféreraient ne pas l’être. Parmi les jeunes de moins de 25 ans, la proportion monte à 59%.

55% pour la FTQ

Selon le sondage, les non-syndiqués qui préféreraient être syndiqués choisiraient en majorité un syndicat de la FTQ (55%), comparé à 52,5% en octobre 2001. D’autre part, 19% des répondants préféreraient un autre syndicat, 10% n’en choisissent aucun en particulier et 16% ne savent pas ou refusent de répondre.

Parmi les non-syndiqués qui choisissent la FTQ — et en réponse à une question ouverte à ce sujet —, plus du tiers (34%) disent fonder principalement leur décision sur la bonne réputation de la centrale. 12% expliquent leur choix en disant que la FTQ est une organisation forte en raison du nombre important de membres qui en font partie, et 11% disent que la FTQ sait répondre aux besoins de ses membres.

Dans l’ensemble de la population active – syndiqués et non-syndiqués – , le sondage indique que 39% des répondants optent pour la FTQ à cause de sa bonne réputation et 18% parce qu’elle sait répondre aux besoins de ses membres.

Le syndicalisme nécessaire

Le sondage Léger-FTQ révèle qu’une forte majorité des Québécois (72%) estiment que le syndicalisme est nécessaire de nos jours, soit une augmentation significative comparée au chiffre de 63% recueilli lors du sondage Léger-FTQ d’octobre 2001.

Plus précisément, près du quart (23%) des répondants considèrent le syndicalisme comme très nécessaire et près de la moitié (49%) comme assez nécessaire, pour un total de 72%. La proportion des répondants qui estiment que le syndicalisme n’est pas nécessaire de nos jours est de 27%.

Les personnes syndiquées sont évidemment plus nombreuses (81%) à considérer que le syndicalisme est nécessaire.

Le pouvoir des syndicats

Plus de la moitié des Québécois (57%) estiment que les syndicats ont juste assez (41%) ou pas assez (17%) de pouvoir. D’un autre côté, 40% des Québécois croient que les syndicats ont trop de pouvoir.

Parmi les syndiqués, 50% des répondants estiment que les syndicats ont juste assez de pouvoir, 25% trop de pouvoir et 23% pas assez.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.